Asthme, obésité, cancer… la charcuterie au banc des accusés !

Cancers
Asthme, obésité, cancer… la charcuterie au banc des accusés !

Si on sait que la charcuterie dès lors qu’elle est consommée de façon excessive présente des risques pour la santé, on ignorait jusqu’alors qu’elle pouvait aussi aggraver les symptômes de l’asthme. Une étude de l’INSERM lève le voile sur ce sujet.

Méthodologie de l’étude

Des chercheurs de l’Inserm (Institut français de la santé et de la recherche médicale) ont suivi pendant 7 ans près d’un millier de personnes dont 400 environ étaient asthmatiques. Elles ont été classées en trois groupes en fonction de leur consommation de charcuterie : faible (moins d’une portion par semaine), moyenne (2,5) et forte (plus de 4/semaine). Elles ont répondu à des questions précises pour savoir si elles avaient présenté des symptômes d’asthme depuis leur participation à l’étude.

Le verdict de l’Inserm

20% ont fait état d’une aggravation de leurs symptômes (difficultés à respirer, oppressions thoraciques et essoufflements). La proportion allant de 14% pour celles ayant une faible consommation de charcuterie à 22% pour celles en consommant au moins 4 fois par semaine. Il existe plusieurs facteurs d’aggravation de l’asthme, parmi lesquels l’âge, le tabagisme, une faible activité physique, l’obésité… La consommation de charcuterie vient compléter la liste, puisqu’elle est associée de façon directe à une aggravation des symptômes de l’asthme, avec un risque accru de 76% pour ceux qui en mangent le plus. Plus surprenant, cette étude révèle qu’une forte consommation de charcuterie peut entraîner l’apparition de symptômes de type asthmatique chez des personnes officiellement non asthmatiques.

Explication scientifique : les « nitrites »

L’explication scientifique repose sur le fait que la charcuterie contient des nitrites, lesquels facilitent sa conservation tout en lui donnant sa couleur rose. Cet additif est suspecté de favoriser certains cancers digestifs, mais aussi de jouer un rôle dans l’inflammation des voies respiratoires.

Les dangers de la viande transformée

Asthme et obésité ne sont pas les seuls reproches formulés à l’encontre de la viande transformée. Le centre cancer de l’Organisation mondiale de la santé (Circ/Iarc) l’a classé dans la catégorie des agents « cancérogènes pour l’homme ».

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