Connaissiez-vous les méfaits de la pollution sur les fœtus ?

Connaissiez-vous les méfaits de la pollution sur les fœtus ?

On a dit beaucoup de choses sur les dangers des particules fines, mais une information nouvelle vient nous ébranler davantage. Il semblerait que les effets de cette pollution se fassent sentir sur deux générations, car les nanoparticules générées par les moteurs traversent la barrière placentaire.

Le diesel génère en effet des particules ultra-fines, d’une taille inférieure à 100 nanomètres, qui ne sont pas filtrées (même sur les véhicules récents), et qui ne sont ni mesurées, ni réglementées.

Problèmes cardio-vasculaires, maladies respiratoires, cancers… les conséquences de cette pollution sont désormais mieux connues. Elles concernent tant les adultes que les enfants. Les fœtus seraient eux aussi concernés. Des études ont en effet montré que les bébés dont la mère est exposée à la pollution durant la grossesse se développent moins bien, ce qui peut, à l’âge adulte, générer des phénomènes d’obésité, de diabète, d’hypercholestérolémie ou encore des maladies cardio-vasculaires.

Il a également été prouvé que les enfants nés de femmes exposées à la pollution atmosphérique durant leur grossesse ont un poids inférieur à la moyenne au moment de leur naissance, mais aussi un périmètre crânien réduit.

Une équipe de chercheurs franco-néerlandais a récemment démontré que lorsqu’une femme est, durant la grossesse, chroniquement exposée aux gaz d’échappement, le développement du fœtus et les fonctions placentaires sont altérés, avec des dégâts observés jusqu’à la deuxième génération.

Pour leur étude, ces chercheurs ont étudié les cas de 16 lapines exposées à la pollution et 12 respirant un air propre. Chacune a subi plusieurs échographies. Pour les premières, une baisse légère de la croissance des fœtus a été observée ainsi qu’une baisse importante de la vascularisation du placenta. Les chercheurs ont constaté que des nanoparticules avaient traversé le placenta. On les retrouvait dans le sang fœtal. C’est bien la preuve que le fœtus n’est pas protégé par le placenta !

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