Un déficit régulier en fibres alimentaires pourrait contribuer aux poussées des MICI

Un déficit régulier en fibres alimentaires pourrait contribuer aux poussées des MICI

Faute d’une quantité suffisante de fibres alimentaires, certaines populations composant le microbiote sont susceptibles d’attaquer le mucus qui tapisse le côlon. Fort de cette conclusion, des chercheurs émettent des hypothèses sur le rôle de l’alimentation dans le développement des maladies inflammatoires chroniques de l’intestin (MICI).

L’importance des fibres alimentaires

En étudiant le lien entre les fibres alimentaires, les microbes intestinaux et le système de barrière intestinale, des chercheurs du Michigan ont découvert qu’il était impératif de nourrir ces bactéries intestinales, celles qui participent à la digestion de nos aliments. Dans le cas contraire, elles risquent de passer à l’attaque !

Pour aboutir à cette conclusion, ils ont étudié des souris colonisées par un microbiote intestinal humain synthétique. Ils leur ont donné trois types d’alimentation : la première riche en fibres naturelles; la deuxième sans fibres et la troisième riche en fibres prébiotiques. L’objectif : étudier l’effet d’un changement de nourriture, comparable aux fluctuations d’alimentation chez l’homme. Et observer le rôle du microbiote intestinal dans le développement de certaines maladies de l’intestin.

Sans surprises, l’impact de l’alimentation sur les bactéries intestinales ne se fait pas attendre. Sans apport de fibres, la prolifération des espèces qui dégradent le mucus augmente. Et celles qui s’attaquent uniquement aux fibres diminue. Le tout en une seule journée !

Conseils de nurtition

Il est important non seulement de bien manger, mais aussi de manger de façon régulière. Or, dans les pays industrialisés, on observe un net appauvrissement de l’alimentation en fibres.

Ces chercheurs vont reproduire cette étude chez des souris souffrant de maladies inflammatoires chroniques de l’intestin (MICI). Leur hypothèse est qu’un déficit régulier en fibres alimentaires pourrait contribuer aux poussées des MICI chez les personnes affectées par cette pathologie.

Rien de confirmé pour le moment, mais dans le doute, mieux vaut manger régulièrement des haricots, des lentilles, des pois, des choux ou encore des pommes.

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