Dons d’organes : ce qui va changer avec la loi de santé

Système de santé
Dons d’organes : ce qui va changer avec la loi de santé

Il est déjà possible de s’opposer à un tel prélèvement, mais la loi de modernisation de notre système de santé, votée en janvier dernier, précise et facilite les modalités de refus.

Depuis 1976, la loi française fait de chaque personne un donneur d’organes présumé. A partir du 1er janvier prochain, les personnes refusant de donner leurs organes pourront s’inscrire en ligne sur le registre national des refus, lequel est géré par l’Agence de la biomédecine alors que jusqu’à présent, il fallait envoyer un courrier postal. A savoir : les informations fournies sont modifiables et révocables à tout moment.

On estime que seulement 7% des Français connaissent la loi sur le don d’organes, si bien qu’en cas de décès brutal d’un proche, la situation est souvent délicate entre les membres de la famille qui plaident en faveur d’un don, et ceux qui s’y opposent.

Refus de dons d’organes

À l’heure actuelle, environ 150 000 personnes sont inscrites sur le registre des refus. Ce chiffre a doublé depuis que l’agence a commencé à communiquer, il y a un an. Si un(e) défunt(e) n’avait pas fait ces démarches de son vivant mais avait fait part oralement de son refus, ses proches pourront en dernier recours faire valoir sa décision.

L’équipe médicale est tenue d’interroger ce registre des refus avant de procéder à un prélèvement sur un personne décédée. Si cette dernière n’y est pas inscrite, elle doit alors interroger les proches pour savoir quelle était sa position sur ce sujet. La plupart du temps, la famille l’ignore, et un pourcentage élevé refuse le don.

Pour rappel, il n’existe pas de critères pouvant restreindre le don. Une personne de 70 ans n’ayant jamais ou presque consommé d’alcool peut donner son foie ou son rein. La liste des personnes en attente de greffe ne cesse de s’allonger, avec 21 464 patients inscrits en 2015.

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