Marine, atteinte d’une sclérose en plaques, n’a qu’une idée en tête : aider les autres !

Marine, atteinte d’une sclérose en plaques,  n’a qu’une idée en tête : aider les autres !

Vous vous souvenez de Marine, cette jeune fille pétillante et enthousiaste qui était partie faire un tour du monde pour prendre du recul sur sa maladie et réaliser un projet personnel ? La voici de retour en France avec quantités de souvenirs à raconter et des projets plein la tête.

J’étais un peu stressée de rentrer après ce périple exceptionnel. J’appréhendais d’être à nouveau confrontée au contexte où mes poussées ont existé, mais désormais, je me sens plus en vie que jamais. J’ai appris à vivre avec ma maladie »,

confie Marine. De retour en France depuis quelques semaines, elle puise son énergie dans le fait d’aider les autres !

Plusieurs patients l’ont d’ores et déjà contacté pour mener à leur tour un projet de voyage, et Marine les a accompagné dans leurs réflexions pour leur permettre de réaliser leurs rêves. Elle se sent d’ailleurs tellement investie d’une mission de soutien à leur égard qu’elle a annulé une année d’études en Argentine, où elle devait en théorie finir son master 2.

Bientôt une asso ?

Son autre ambition : monter une association.

Ce ne serait pas une association autour de la maladie, car je ne veux surtout pas stigmatiser autour de ce sujet. J’envisage plutôt une structure qui permettrait de se retrouver et d’échanger, pour faire des choses ensemble et créer du lien. Nous avons tous besoin de sens »,

explique Marine. Pour le moment, elle se consacre surtout à l’écriture. Marine a en effet été approchée par les éditions Flammarion.

Une éditrice avait suivi mon périple. Elle m’a contacté lorsque j’étais en Mongolie, mais j’avoue que je n’étais pas très réceptive car complètement impliquée dans mon aventure. Les choses ont avancé lorsque je suis
rentrée »,

raconte Marine, très excitée par la restitution de son voyage et des enseignements qu’elle en a tirés.
 

 

Une expérience incroyablement enrichissante

Et ces derniers sont nombreux. Des gens intéressants, elle en a rencontré par dizaines. Ce qui l’a le plus frappé à l’occasion de ce tour du monde ?

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La force de l’être humain et la puissance émotive que l’on a en nous. J’ai appris à écouter la petite voix qui me parle au fond de moi. Je suis beaucoup plus attentive aux signaux que mon corps m’envoie »,

précise Marine. Un travail sur elle qui n’a pas toujours été simple. Il a fallu braver la solitude, notamment dans un centre de méditation birman, au confort plus que rudimentaire où elle n’avait pas le droit de regarder les gens dans les yeux, de parler, de lire, ni d’écrire.

Pendant 10 jours, je n’ai pas dit ni entendu un mot. Je n’ai pas croisé un regard. J’étais seule face à moi même. C’est dur mais très instructif »,

raconte-t-elle. Elle a notamment réalisé que dans l’observation, on comprend bien plus de choses que dans la parole.

Il s’agit d’une philosophie de vie permet de se détacher des sentiments extérieurs comme le froid, les picotements, la faim… Cette technique de mise à distance des sensations permet de réaliser qu’elles sont éphémères, et donc d’être plus en paix avec soi même »,

analyse Marine, devenue une adepte du lâcher prise et de l’instant présent.

Etre en communion avec soi même permet d’être plus ancré et de se recentrer sur l’essentiel. D’être plus authentique. Et sans doute plus heureux »,

estime Marine. Ce travail spirituel ne l’empêche pas d’avoir une activité physique. Elle s’est d’ailleurs inscrite au semi marathon de Paris et invite toutes les « rosy » (comprenez les jeunes femmes atteintes comme elle d’une sclérose en plaques) à venir courir le 5 mars prochain. L’appel est lancé !
 

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