Sa solution pour mieux vivre la schizophrénie de son enfant

Sa solution pour mieux vivre la schizophrénie de son enfant

C’est l’histoire d’une femme, Denise, qui, aux côtés de son mari, découvre que son fils aîné, Mathieu, est schizophrène. S’ensuit un parcours du combattant… jusqu’à l’apaisement.

Il a 20 ans lorsqu’elle fait ce constat.

Il commençait à écrire des choses étranges, en dehors de la réalité. A devenir plus agressif, mégalomane et paranoïaque »,

dit-elle. Totalement désemparée, elle ne sait pas du tout comment faire face. Elle l’emmène consulter différents psychiatres, mais la situation ne s’améliore pas. Le jeune homme fait même une tentative de suicide, et reste dans le coma un moment. A son réveil, il doit réapprendre à marcher et à vivre.

Pas facile de savoir quelles attitudes adopter dans ce type de situation. La vie reprend son cours, mais les relations entre Mathieu et son frère se tendent. Tout le monde perd pied. Et puis, un jour, Denise se rapproche de Profamille, un programme dispensé en majorité dans les hôpitaux et ayant vocation à accompagner les familles qui vivent des crises profondes lorsqu’une maladie psychique apparaît.

« On m’a expliqué la maladie sous toutes ses coutures »

Des mécanismes cérébraux aux traitements, en passant par les bonnes réactions à avoir face à une demande étrange, tout est expliqué à l’occasion de 14 séances de 4 heures sans la présence de l’enfant. Jeux de rôle, techniques de communication, gestion des émotions avec des animateurs… elle trouve enfin des solutions. Et parvient à réduire son stress. « Cette thérapie familiale m’a permis de refaire surface. Je peux même dire que ma vie est belle », témoigne-t-elle.

« Je me suis débarrassée de ma culpabilité »

Si la maladie psychique est difficile à endurer pour l’enfant, c’est le cas aussi pour sa famille. Souvent les parents éprouvent de la culpabilité quant aux causes de cette maladie, et se retrouvent démunis devant l’attitude à adopter pour soutenir leur enfant. Parce que des parents qui maîtrisent la maladie parviennent mieux à rassurer leurs enfants, le programme Profamille leur est destinés. On leur explique en détails la maladie et on les aide à surmonter les crises émotionnelles qu’elle provoque. Denise a pu dialoguer avec d’autres parents, afin de ne plus vivre cette situation de façon isolée.

Découvrez son récit en deux parties, à découvrir en « scrollant » avec votre souris.

Vos commentaires

  • Marion Prunet

    Comment dénaturer le principe même de la psychoéducation… Exclure le patient de ce programme est stupide, c’est justement en formant le patient et ses proches ensembles à la psychoéducation que les choses s’arrangent parce que tout le monde comprend que le problème n’est pas le patient mais la maladie et qu’en s’unissant pour la maîtriser, on obtient des résultats fabuleux. Ce programme tend encore une fois à infantiliser le patient. C’est dommage!