Comment payer les professionnels de santé ?

Le 17/02/12 à 10:07

Faut-il rénumérer les médecins au forfait plutôt qu'à l'acte ? Faut-il payer en partie les pharmaciens en fonction du nombre d'ordonnances ?


  • Quelle rénumération pour les pharmaciens ?

    7 févr. 2012
    Proposé par La Voix des Patients
    Vu sur Les Echos

    La réforme de la rémunération des 22.000 officines françaises est au menu des discussions entre l'assurance-maladie et les syndicats de pharmaciens. Au passage, elle pourrait permettre à l'assurance-maladie de favoriser le développement des médicaments génériques.

    Les pharmaciens sont actuellement rémunérés d'une seule façon lorsqu'ils délivrent des médicaments remboursables, qui représentent 80 % de leurs ventes : ils touchent une marge proportionnelle au prix des boites.

    L'idée serait d'instaurer un « honoraire de dispensation ». Autrement dit, le pharmacien serait payé en partie en fonction du nombre d'ordonnances qu'il exécute, et non seulement du prix des médicaments délivrés.

    "La négociation cherchera aussi à attribuer de nouvelles missions au pharmacien. Dépistage de pathologies comme l'hypertension, vaccination, accompagnement des patients souffrant de maladies au long cours telles que le diabète... En contrepartie, « des rémunérations sur la base d'objectifs pourraient être envisagées »."

  • Rénumérer les médecins au forfait plutôt qu'à l'acte ?

    24 janv. 2012
    Proposé par La Voix des Patients
    Vu sur Libération
    Nicols Bouzou, économiste, et Serge Guérin, sociologue, proposent des idées pour le système de santé dans une tribune publiée par Libération. Pour eux, il est déraisonnable de financer de la même façon par l'assurance maladie le traitement du cancer et un claquage musculaire lié à la pratique d'un sport.

    Ils proposent un financement relevant de la solidarité et un autre relevant de l'assurance. Ils souhaitent une vraie politique de prévention (actuellement elle ne représente que 2,5% des dépenses de santé).

    Ils veulent que les services d'urgence soient réservés aux patients qui en ont vraiment besoin (environ 3% des cas selon eux). Ils proposent que les 4 millions de bénévoles qui soutiennent les plus fragiles bénéficient d'un statut spécial.

    "Ces deux spécialistes sont favorables à une rénumération des médecins au forfait plutôt qu'à l'acte qui leur paraît inflationniste. Alors que le forfait favoriserait, selon eux, une médecine de prévention et d'attention."

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