« Le fait d’être en activité malgré ma sclérose en plaques me fait du bien »

« Le fait d’être en activité malgré ma sclérose en plaques me fait du bien »

Tous les matins, Gwendoline a le sentiment de relever un défi en mettant le pied par terre. Atteinte d’une sclérose en plaques, elle fait face à la maladie, mais continue de rester debout.

Tout a commencé en 2013 quand elle a été touchée par une poussée au niveau des yeux. Les médecins ont diagnostiqué une diplopie et une paralysie des muscles 4 et 6 de l’oeil droit. Chef de rayon dans un magasin, elle a été d’abord en arrêt maladie, puis a connu le chômage pendant deux ans, avant de bénéficier d’une reconnaissance en qualité de travailleur handicapé (RQTH).

Battante, elle a retrouvé un travail à la direction de l’office de concertation d’animation de Meaux (OCAM). Sa force de caractère lui permet de combattre la maladie, car au quotidien, elle se dit que c’est elle qui va gagner.

Bien sûr, ses collègues sont au courant. Gwendoline avoue être fatiguée, mais se sert parfaitement de ses bras et de ses jambes. D’ailleurs, elle n’a pas eu besoin d’aménagement de poste particulier. Elle se rend régulièrement chez son kiné. Si elle se bat, c’est pour elle, mais aussi pour son fils de cinq ans. Il est, selon ses propres termes, « sa locomotive » !

De son côté, son conjoint a prévenu son employeur et a pu ainsi bénéficier d’un aménagement de poste pour les fois où Gwendoline aurait des poussées.

Il est très important d’avoir des aidants autour de soi.

Le président de l’OCAM de Meaux la décrit comme une salariée comme les autres et ne voit aucune différence entre le travail qu’elle réalise, et celui des autres personnes qui ne sont pas malades.

Moralement et physiquement, le fait d’être en activité me fait du bien.

S’il devait arriver quelque chose, elle chercherait une solution pour adapter ses horaires. Elle regrette que la maladie soit si peu connue, précisant que si les employeurs en avaient une meilleure connaissance, il serait plus facile pour eux d’accorder leur confiance aux personnes atteintes de sclérose en plaques.

Vos commentaires