Travail de nuit : risque accru de cancer

Cancers
Travail de nuit : risque accru de cancer

Des études mettent en évidence le fait que le travail de nuit favorise l’émergence de cancers, surtout chez les femmes. En cause, les perturbations de l’horloge biologique.

Précisément, les chercheurs ont passé en revue 61 études concernant au total près de 4 millions de personnes et plus de 100 000 patients. Il apparaît que les infirmières de nuit sont particulièrement touchées, avec davantage de cancers de la peau, du sein et du système gastro-intestinal.

Les femmes particulièrement concernées
On observe une augmentation de 19% du risque de cancer pour les femmes qui ont travaillé de nuit pendant plusieurs années. Il semblerait que ce type de rythme de vie favorise surtout les cancer de la peau, suivi par le cancer du sein et le cancer gastro-intestinal.

Les infirmières de nuit sont particulièrement touchées. De tous les métiers, les infirmières sont le groupe de femmes avec le risque le plus élevé de cancer du sein, dès lors qu’elles travaillent la nuit pendant plusieurs années. Il faut toutefois nuancer ces résultats, qui s’expliquent aussi par leur plus grand niveau de connaissances médicales et le fait qu’elles se soumettent plus fréquemment à des examens médicaux.

Les hommes sont également concernés, même s’ils ne sont pas exposés au cancer du sein, mais plutôt à celui de la prostate ou d’autres types de cancer comme des lymphomes, des cancers du sang…

Les conséquences délétères du manque de sommeil
Chez les travailleurs de nuit, le sommeil est très impacté, et ils dorment souvent une à deux heures de moins que la moyenne des gens. De plus, la « désynchronisation » se révèle néfaste car ces travailleurs sont exposés à des perturbations majeures de leur horloge biologique. Il en résulte une perturbation de la sécrétion de la mélatonine, or cette hormone a des effets réducteurs sur la croissance des tumeurs.

D’autres risques, comme l’obésité, peuvent être observés. Sans parler des éventuels accidents, notamment dans les endroits où les travailleurs sont obligés d’utiliser leur véhicule. Les accidents de la route, souvent liés à une vigilance amoindrie, sont la première cause de mortalité au travail en France.

Quelles solutions ?
Il ne s’agit pas nécessairement de changer de métier pour les personnes qui travaillent de nuit, mais d’être particulièrement vigilantes. Elles doivent prendre leur sommeil très au sérieux (dormir le temps suffisant, dans une chambre noire, et veiller à ce qu’il y ait toujours cette alternance jour/nuit, même si elle est inversée). L’entourage doit aussi se mettre au diapason pour favoriser le repos de la personne concernée. Faire des examens médicaux réguliers est également une recommandation importante, pour s’assurer que « tout est en ordre »…

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