6 choses à savoir sur les tumeurs neuro-endocrines

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6 choses à savoir sur les tumeurs neuro-endocrines

Instituée en 2010, la journée mondiale des tumeurs neuroendocrines s’est tenue le 10 novembre dernier. La vocation de cet événement : sensibiliser à ces maladies. En effet, la “guérison” est possible si elles sont diagnostiquées précocement. Voix des Patients fait le point sur ces tumeurs susceptibles de se développer dans un grand nombre d’organes.

Qu’appelle-t-on tumeurs neuro-endocrines (TNE) ?

Ce sont des tumeurs susceptibles de naître dans différents points de l’organisme et
caractérisées par leur capacité à sécréter des hormones. Ces tumeurs sont rares et surviennent le plus souvent entre 40 et 60 ans.

Existe-t-il un seul type de TNE ?

Non, il y en a une grande variété. Ces tumeurs peuvent être classées selon leur siège. Les plus fréquents sont le poumon, l’intestin grêle, l’appendice, l’estomac, le rectum, le pancréas, mais on peut en trouver dans tous les organes (côlon, peau, reins, larynx, oesophage, ovaires, vessie…). On les classe aussi en fonction des sécrétions hormonales qu’elles produisent. Les TNE peuvent entraîner en effet une sécrétion excessive d’hormones, responsable de manifestations cliniques spécifiques, ressenties par le patient.

Quelles en sont les causes ?

La plupart du temps, aucune cause ni facteur favorisant sont identifiés. Cependant, certaines tumeurs sont d’origine génétique et surviennent dans le cadre de syndromes héréditaires de prédisposition aux tumeurs.

Comment les détecte-t-on ?

– Les symptômes sont proches d’un syndrome tumoral avec des signes cliniques tels que des douleurs abdominales, des saignements dans les selles, des infections respiratoires, des saignements bronchiques, fièvre, perte de poids, manque d’appétit…
– des symptômes en rapport avec la sécrétion hormonale tumorale responsable de la découverte. Ils sont souvent vagues, inconstants et similaires à ceux de nombreuses affections courantes (diarrhées, crampes abdominales, difficultés respiratoires, hypoglycémie, brûlures à l’estomac…)
– une tumeur neuro-endocrine peut également être découverte fortuitement, à l’occasion d’un examen d’imagerie, lors d’une intervention chirurgicale effectuée pour une autre affection
(appendicite par exemple), ou lors d’une endoscopie

Comment confirme-t-on le diagnostic ?

Le diagnostic de TNE est établi le plus souvent par l’analyse de la pièce opératoire enlevée lors de l’intervention chirurgicale ou lors d’une biopsie. L’existence de marqueurs spécifiques comme la chromogranine ou la synaptophysine* permettent de confirmer l’existence de la tumeur. Plusieurs examens vont être pratiqués afin de faire un bilan de la maladie en fonction du siège de la tumeur

Quels sont les traitements ?

Ils ont un double objectif : enlever la tumeur ou en limiter l’extension. Mais aussi contrôler les sécrétions hormonales. Ils sont le plus souvent associés et adaptés au profil de chaque patient. La chirurgie est le moyen le plus efficace pour guérir les tumeurs neuro-endocrines lorsqu’elles sont localisées. Elle consiste en l’ablation de la tumeur. Les plus petites peuvent être enlevées par voie endoscopique. Les traitements antisécrétoires ont vocation à diminuer les sécrétions hormonales de la tumeur, lesquels sont souvent responsables de nombreux symptômes. Enfin, la chimiothérapie a pour but de ralentir, voire de stopper la croissance des cellules cancéreuses. Elle est utilisée surtout quand il existe des métastases.

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