Et si le yoga pouvait vous apaiser ?

Et si le yoga pouvait vous apaiser ?

Estelle enseigne le yoga depuis une dizaine d’année. Parmi ses élèves, il lui est arrivé d’avoir des personnes atteintes de MICI. Et ces dernières lui ont fait part des bénéfices que cette pratique leur avait apporté. Témoignage.

 

« Ce n’est pas la première fois que j’enseigne le yoga à des personnes souffrant d’une maladie chronique. Fréquemment, ils me remercient pour ce que cela leur apporte », raconte cette passionnée d’une quarantaine d’années.

Récemment encore, elle s’est entretenue avec une femme, concernée par une rectocolite hémorragique.

« Elle est présente à presque tous les cours, même quand elle est très fatiguée. Elle me dit à chaque fois qu’elle se sent mieux après et qu’elle a bien fait de faire l’effort de venir », raconte Estelle.

 

D’excellents résultats sur la digestion et l’apaisement

 

Pour Estelle, c’est finalement assez logique.

« Il s’agit de faire un travail sur le souffle. C’est aussi une façon d’évacuer le stress lié à la maladie », explique-t-elle.

Sans compter que certains exercices de yoga ont pour effet de masser les intestins, d’où une relaxation :

« certains de mes élèves, concernés par des MICI, m’ont témoigné d’excellents résultats sur la digestion, et font part d’un apaisement ». Le yoga pourrait aider à mieux vivre les poussées, quand on sait à quel point les dimensions émotionnelles et psychiques sont importantes. « Une autre élève, concernée quant à elle par une maladie de Crohn, m’a un jour confié qu’il s’agissait pour elle d’une maladie de la honte. Je pense qu’on mesure mal le stress et le mal-être que ça représente. Le yoga contribue à aider ces patients à se réapproprier leurs corps et à tenter de prendre un peu de distance », précise Estelle.

 

Des programmes adaptés

 

Bien sûr, pour ce type de personnes, Estelle adapte son programme. Mieux vaut éviter un yoga trop dynamique et privilégier par exemple du « prana », qui aide à reprendre confiance. Il ne s’agit en aucun cas de remplacer les médicaments, mais de contribuer à améliorer la qualité de vie. Si les traitements aident à guérir, il ne faut pas sous-estimer le rapport à soi et aux autres, ainsi que la bienveillance envers soi-même. Sachant que corps et esprit sont indissociables, il est important de prendre le temps de se faire du bien. Certains patients semblent avoir été soulagés aussi par la sophrologie, la méditation, la psychologie énergétique (Reiki, Radiance…), la naturopathie ou l’EMDR. Ce sont souvent des outils intéressants pour évacuer ses émotions négatives et trouver le chemin de la guérison, tant cette dernière est autant physique que psychologique.

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