Et si nous nous mettions au régime paléo ?

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Et si nous nous mettions au régime paléo ?

Revenir à l’alimentation de nos ancêtres paléolithiques permettrait de traiter certaines maladies cardiovasculaires, chroniques ou encore auto-immunes. Tout en chassant les kilos en trop !

Le régime paléolithique correspond à ce que les chasseurs-cueilleurs mangeaient couramment, à savoir des aliments naturels et frais. Selon plusieurs experts, ce sont nos gènes qui détermineraient nos besoins nutritionnels, et ceux ci n’auraient pas évolué depuis la préhistoire. Finis les aliments sucrés, les céréales, les laitages et tous les produits transformés ! Il s’agit de manger plus sain pour vivre mieux, mais aussi de veiller à la qualité de son sommeil, d’éviter le stress et de réduire la quantité de produits chimiques dans notre environnement. Un mode de vie en somme !
« Si une minorité tolère ces aliments nouveaux, personne n’en bénéficie et notre organisme ne peut s’adapter à cette alimentation », estime la nutritionniste Aglaée Jacob, auteur de Je me mets au paléo.

Les aliments à privilégier sont les protéines animales (viande, poisson, œufs, fruits de mer, gibier…), les plantes (légumes, fruits, tubercules), les graisses de bonne qualité (les moins transformées possible) et les assaisonnements (sel, poivre, fines herbes, épices, vinaigre balsamique).

Les aliments à éviter sont les produits céréaliers avec gluten (le blé, l’orge, le seigle, l’avoine, le kamut…) et sans gluten (le maïs, le riz, le quinoa, le sarrasin…), mais aussi la plupart des produits laitiers, les légumineuses et bien sûr, le sucre, à l’exception du miel et du sirop d’érable ou d’agave. A proscrire aussi : les huiles végétales (la margarine, huile de maïs, de soja, de colza) et les aliments industriels.

Un aliment est donc “paléo” s’il est naturel et non transformé, autrement dit, il ne doit pas se trouver dans une boîte. Il doit aussi être facile à digérer, pauvre en sucre, et riche en nutriments et fournir des acides gras essentiels, des vitamines, des minéraux et des antioxydants.

Au delà de la perte de poids, les bienfaits se font sentir sur la santé du cœur, puisque ce régime limite les risques de crises cardiaques et d’accidents vasculaires cérébraux. Il fournirait aussi de bons résultats face à la résistance à l’insuline de diabète de type 2 et améliorerait l’équilibre acido-basique de notre organisme.

« La diète paléo a permis de régler mes problèmes intestinaux chroniques mais aussi de mieux gérer mon syndrome des ovaires polykystiques, lié à des problèmes hormonaux. Je suis convaincue que ces changements alimentaires m’ont permis de maximiser mon énergie mais surtout d’améliorer ma fertilité. J’ai maintenant la chance d’avoir un petit garçon en très bonne santé », déclare Aglaée Jacob.

Bien sûr, il y aussi des contraintes, notamment le fait que tout changement alimentaire entraîne une phase de transition. Les deux premières semaines peuvent être difficiles pour certaines personnes, et une fatigue ou des fringales peuvent apparaître. Toutefois, ce régime ne présenterait aucun risque de carence, à l’exception du calcium, que d’autres apports permettent de compenser. Aglaée Jacob a été jusqu’à créer un groupe sur Facebook constitué de personnes s’intéressant au paléo. L’objectif : échanger des recettes, des conseils et des encouragements !

 

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