Le kit de dépistage du cancer colorectal vu par l’inénarrable Robert

Le kit de dépistage du cancer colorectal vu par l’inénarrable Robert

Sur Voix des Patients, nous vous avions déjà présenté Robert. Sur son blog, il persévère. Et signe une belle tribune pour démystifier le fameux kit, permettant d’expertiser ses selles.

Cinquante ans, c’est le bon âge pour faire le test

Le médecin de Robert l’ayant sensibilisé au sujet, il s’est déclaré prêt à passer à l’action. Elle lui a donc décrit tout le rituel.

Je me suis senti fragile. En gros, vous me demandez d’envoyer un peu de caca par la Poste, je lui ai répondu. Elle a éclaté de rire.

Bref, le paquet entre les mains, il s’est décidé à l’ouvrir. Tel un adolescent pas franchement prêt pour son interro, il s’est demandé comment s’en servir. Heureusement, il y a le mode d’emploi qui va avec :

je vous rassure, le processus est étudié, on vous demande pas d’avoir fait 7 ans d’études pour ça. Le test du dépistage du cancer colorectal, faut être une tronche pour l’inventer, mais pas pour l’utiliser.

Au cœur du dispositif : un tube de prélèvement accompagné de son sachet de protection et l’enveloppe T de retour. A en croire Robert, rien de plus simple :

on colle le papier de recueil des selles sur la cuvette des toilettes. Là, on fait ce que même le roi fait seul. Un jeu d’enfant. Ensuite, on prend le tube fourni dans le kit. On dévisse et on se rend compte que le bouchon est muni d’une tige. Là, il suffit de gratter la surface des selles à plusieurs endroits avec la partie striée de cette tige. On remet le tout dans le tube, on rebouche bien et on secoue énergiquement.

Vu comme ça, rien de sorcier en effet ! Après le recueil de selles (« c’est comme un recueil de poésie… la poésie en moins » prévient Robert), vient l’heure de la paperasse et de la fiche d’identification, (« histoire de pouvoir vous envoyer les résultats du test. Parce que, très clairement, on n’est pas là pour lancer une bouteille à la mer. L’idée consiste quand même à ce que votre colis arrive à bon port »). En résumé :

il suffit d’écrire son nom sur l’étiquette, la date du test et on met le tout dans l’enveloppe T fournie dans le kit. Vous envoyez ce colis 24 heures maximum après le test (question de fraîcheur) et vous recevez les résultats sous quinze jours.

Au delà du test, Robert a la gentillesse de nous dire également quelques mots de la coloscopie. Un mot dont il reconnaît qu’il peut jeter un petit malaise.

Pas le genre de terme qui rime avec partie de plaisir, nous sommes d’accord. Pourtant, s’en faire toute une montagne risque surtout de vous filer des vertiges, alors que finalement c’est bien moins raide que ce que l’on a tendance à imaginer.

Alors, certes, il faut commencer par ne rien manger « afin de rendre le terrain plus observable pour l’inspection » et passer par une anesthésie générale.

On s’allonge, on s’endort et on fait confiance aux docteurs, parce que c’est leur métier et que c’est une mission très courante pour eux. En ce qui me concerne, je préfère une coloscopie qui me permettra de savoir si je dois être soigné, plutôt que de remettre tout ça au petit bonheur la chance,

conclut-il. Rappelons en effet que le cancer colorectal se soigne dans 90% des cas quand il est détecté à temps… mais que c’est le deuxième cancer le plus meurtrier quand on le laisse traîner !

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