Le sport, une revanche sur l’épilepsie

Le sport, une revanche sur l’épilepsie

C’est aujourd’hui qu’a lieu la Journée internationale de l’Epilepsie. Savez-vous qu’il s’agit du trouble neurologique le plus fréquent après la migraine ? Comment y échapper ? En partie grâce au sport !

On estime qu’1 % de la population française, soit 500 000 personnes sont atteintes d’épilepsie. Cette affection du système nerveux se traduit par des crises plus ou moins intenses. Elle empêche parfois les patients de mener une vie normale, si bien qu’ils ont tendance à se replier sur eux-mêmes lorsqu’ils n’ont pas stabilisé les crises.

Gagner confiance en soi et s’épanouir

Il apparaît que le sport, en complément des traitements, est un intégrateur social efficace, qui permet de se détacher de la maladie mais aussi de retrouver confiance en soi en améliorant son équilibre émotionnel. Selon les professionnels, les patients souffrant d’épilepsie peuvent pratiquer presque tous les sports, qu’il s’agisse d’adultes ou d’enfants. Bien sûr, il peut y avoir des réticences de la part des clubs de sport ou des parents en raison de l’appréhension de la crise. Présidente de l’Association Epilepsie France, Laïla Ahddar explique que le karaté l’a aidé à s’épanouir, même si cela n’a pas toujours été simple.

Le jour où la Fédération n’a pas voulu que je fasse de la compétition car je n’avais pas de certificat médical qui me l’autorisait, à cause d’une peur que les coups portés n’aggravent la maladie, j’ai vécu cela comme un échec personnel »,

précise-t-elle. Quand elle a réussi à reprendre confiance en elle, ses crises sont devenues plus rares et jamais pendant la pratique du sport. Elle a même pu monter sur le podium aux Championnats de France. Une belle victoire sportive et personnelle !

Bien choisir son sport

En fonction de son « profil épileptique » et de ses envies, il faut s’orienter vers le bon sport.

Lorsque l’on est concentré sur quelque chose qui nous plaît, notre cerveau se détache de la maladie, et comme par magie les crises sont mises de côté. C’est une sorte d’échappatoire »,

souligne Laïla Ahddar. Quelques recommandations toutefois : demander conseil à son médecin, éviter les sports en solitaire (comme le VTT), et pensez toujours à bien avertir vos instructeurs (un maître nageur par exemple si vous faites de la natation). Le seul sport franchement déconseillé est la plongée sous-marine car avec la dépressurisation, le cerveau n’est plus oxygéné de la même façon. L’équitation en revanche est recommandée, car le cheval est une sorte de médiateur thérapeutique. En selle !

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