Prothèses mammaires et lymphome : pas d’inquiétudes majeures

Prothèses mammaires et lymphome : pas d’inquiétudes majeures

Un rare type de lymphome, dit « anaplasique à grandes cellules » (LAGC), peut dans certains cas être associé au port d’implants mammaires. Mais d’une part, il s’agit d’une pathologie rare et surtout, il n’y a pas de lien de cause à effet systématique.

Il est néanmoins recommandé aux femmes porteuses de prothèses d’être particulièrement vigilantes, en veillant à d’éventuelles modifications de leurs seins, en procédant à des mammographies tous les deux ans et à une palpation des seins tous les ans.

Depuis 2011, les autorités sanitaires sont très vigilantes, quand bien même on n’a détecté que18 cas parmi les 400 000 femmes porteuses d’implants mammaires. On estime que 173 cas sont recensés dans le monde, ce qui limite les inquiétudes, mais ne dispense pas d’un dispositif de surveillance, car aucun cas n’est enregistré en France chez des personnes non porteuses de tels implants.

Le LAGC associé à un implant mammaire peut se déclarer aussi bien chez des femmes ayant eu un implant mammaire à visée esthétique que pour celles qui ont connu une reconstruction mammaire après un cancer du sein. A noter, le retrait de l’implant entraîne le plus souvent la disparition de ce type de lymphome. Aucune raison néanmoins de se priver de sa prothèse si aucun signes fonctionnels ou physiques ne se manifestent!