Asthmatiques, pour changer de vie, retournez à l’école !

Asthmatiques, pour changer de vie, retournez à l’école !

Apprendre le bon usage des dispositifs médicaux grâce à l’éducation thérapeutique : tel est l’objectif des écoles de l’air. Elles accueillent de jeunes patients pour leur permettre de vivre normalement.

Bien que l’asthme soit une maladie assez handicapante pour les patients, et parfois impressionnante pour leur entourage, des traitements existent qui permettent de vivre normalement.

Hypersensibilité des bronches

On estime que la France compte 4 millions d’asthmatiques. C’est d’ailleurs la première maladie infantile chronique. Les allergies aggravent cette maladie. Près de 70 à 80 % des adultes et 95 % des enfants asthmatiques sont en effet concernés par les allergies. L’asthme consiste en une hypersensibilité des bronches. Dans certaines circonstances (contact avec un allergène, effort conséquent, rhume…), elles réagissent par une inflammation et un spasme, que l’on qualifie de « bronchoconstriction ». Certaines substances, présentes dans des produits ménagers ou des diffuseurs de parfums, entretiennent cette hypersensibilité, d’origine génétique.

Apprendre à vivre avec…

Il est capital de contrôler l’asthme dès l’enfance, afin de tenter de le maîtriser à l’âge adulte. Grâce aux progrès thérapeutiques réalisés ces vingt dernières années, les enfants peuvent mener une vie normale, avec une scolarité sans perturbations, même si on ne peut exclure une récidive en cas de changement d’environnement. Il n’en demeure pas moins que c’est une pathologie avec laquelle il convient d’apprendre à vivre. Et parce que cela ne va pas de soi, l’association Asthme et allergies a fondé des écoles de l’asthme, ouvertes à tous, quel que soit son âge, et l’intensité de la pathologie.

… grâce à l’éducation thérapeutique

Au programme : une éducation thérapeutique destinée à mieux gérer les crises et à en diminuer la fréquence et la gravité. Implantées dans des lieux neutres, hors des murs de l’hôpital, ces écoles de l’asthme permettent de rencontrer infirmières, tabacologues et pneumologues. Par ailleurs, des kinésithérapeutes initient au karaté santé, à l’aquagym, à la marche nordique… C’est souvent l’occasion de rassurer des patients sur leurs capacités, là où ils ont tendance à s’auto-limiter, de peur de ne pas y arriver. Les patients sont écoutés. On leur explique la différence entre traitement de fond et traitement de la crise. On étudie avec eux les facteurs déclenchants des crises. Un plan d’action personnalisé permet de déterminer, pour chacun d’eux, à quel moment consulter.

Ne pas négliger les signes annonciateurs

En effet, il n’est pas rare que les asthmatiques négligent les signes annonciateurs. Une mesure du souffle à intervalles réguliers permet de vérifier que son asthme est contrôlé. Il peut également savoir si son asthme est intermittent, persistant léger, modéré ou sévère. On estime que 10 % des patients, sont concernés par l’asthme sévère, qui se traduit par des toux et une gène respiratoire, mais aussi par des réveils nocturnes et une limitation de l’activité physique faute de souffle. Très mal vécu par les personnes qui en sont atteintes, il suppose un accompagnement particulier. D’autant qu’elles surestiment souvent leur niveau de contrôle. Des ateliers pratiques leur apportent donc de l’aide et des conseils. Dans ces écoles de l’asthme, on leur réapprend en toute sécurité à pratiquer une activité physique.

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