Les téléphones portables, à nouveau accusés de générer des cancers

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Les téléphones portables, à nouveau accusés de générer des cancers

Depuis plusieurs années, on nous alerte sur les dangers des ondes relatives aux téléphones portables. Récemment, la réunion annuelle de l’Association américaine d’oncologie a apporté des éclairages nouveaux sur ce sujet.

Une nouvelle étude, menée sur 90 rats de laboratoire, a été consacrée à d’éventuels effets nocifs des ondes émises par les téléphones portables sur la santé. Un autre groupe de rats (90), qui était à l’abri des rayonnements, a servi de groupe témoin.
Placés dans des chambres spéciales, ces animaux ont reçu, sur tout le corps, différents niveaux de rayonnement, durant dix-huit heures par jour. Verdict : de 1 à 6 rats ont contracté un cancer. L’étude est intéressante aussi car elle révèle qu’aucun des rats femelles n’a présenté de tumeur cancéreuse. Pourtant, le protocole était identique.

Conduite par le programme national toxicologique américain, elle a coûté 20 millions de dollars. Elle met donc en évidence un risque de tumeurs cancéreuses en cas de trop forte exposition. Sont concernés les cancers du cœur et du cerveau chez certains sujets mâles exposés à des radio fréquences de 900 MHz pendant 30 mois.

Une étude contestée

D’ores et déjà, certains chercheurs contestent cette étude, arguant du fait que les niveaux utilisés pour l’expérience étaient très largement supérieurs à ceux reçus par les humains lors de l’usage d’un portable. D’autres estiment que les tumeurs observées chez les rats pourraient résulter de « faux positifs », autrement dit, les tumeurs dépistées n’en seraient pas. Ils mettent en avant que le nombre de cancers du cerveau est resté relativement stable. Il n’en demeure pas moins que ce travail vient confirmer d’autres études sur les humains où des tumeurs cérébrales avaient déjà été évoquées. Mieux vaut donc se parer d’oreillettes pour téléphoner.

Aujourd’hui, pas moins de 7 milliards de personnes dans le monde utilisent un téléphone portable. Dès lors, les pouvoirs publics devraient-ils investir davantage dans la recherche scientifique sur les impacts sanitaires de ces technologies ? Oui, répondent plusieurs spécialistes !

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