Les végétariens plus exposés aux maladies chroniques ?

Les végétariens plus exposés aux maladies chroniques ?

Entre les différents conseils alimentaires, souvent contradictoires, il y a de quoi en perdre son latin. Depuis des années, on nous recommande de manger « végétarien ». Pourtant, une étude révèle que cela accentuerait les risques de cancer et de maladie cardiaque.

Pour arriver à cette conclusion, des chercheurs ont étudié l’ADN de populations végétariennes depuis plusieurs générations. Ils ont observé une mutation génétique qu’ils attribuent au régime végétarien. Autrement dit, comme l’indique clairement le titre de leur étude « manger vert peut se traduire dans les gènes ». En vertu d’un mécanisme d’adaptation, afin que leur corps absorbe plus facilement les acides gras d’origine végétale, les personnes qui sont végétariennes depuis plusieurs générations sont concernées par une modification du génome.

Une modification du génome

Cette dernière se traduit par une stimulation de la production d’acide arachidonique, connu pour favoriser les maladies inflammatoires et le cancer. Doublé d’une alimentation riche en huiles végétales, le gène muté en question transforme les acides gras en davantage d’acides arachidoniques.

En Inde, en Afrique ou encore en Asie de l’Est, les scientifiques ont pu observé ce type de phénomène. A noter toutefois, cela suppose un processus de régime végétarien sur plusieurs siècles. Autrement dit, les personnes qui sont végétariennes depuis quelques années, et dont les ancêtres ne l’étaient pas, ne sont a priori pas concernées

De précédentes études avaient déjà pointé que les populations végétariennes avaient 40% de risques supplémentaires de développer un cancer colorectal. Un constat qui avait laissé la communauté médicale perplexe, puisque manger de la viande rouge accentue également le risque de cancer colorectal.

Plus assez d’oméga 3

Autre caractéristique de cette mutation génétique : elle entraverait la production des acides gras Omega 3, ceux qui protègent des maladies cardiaques. Si on trouve beaucoup d’Omega 6 dans les huiles végétales, en revanche, c’est dans les poissons que sont essentiellement présents les Omega 3. Pour les chercheurs de Cornell, cela expliquerait l’augmentation des maladies chroniques que l’on constate dans les pays développés. Et si on est résolument végétarien ? Ils suggèrent de privilégier des huiles végétales pauvres en Omega 6, telles que l’huile d’olive. A bon entendeur…

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