Bien-être psychologique

« L’hypnose m’a beaucoup aidé face aux symptômes de la SEP »

Atteinte d’une sclérose en plaques, Muriel, 41 ans, a tenté les séances d’hypnose. Et cela l’a beaucoup aidée. Pour Voix des Patients, elle partage son expérience.

« Récemment, j’ai dû faire un arthroscanner. En effet, j’ai de l’arthrose dans la hanche. C’est une anomalie génétique, mais qui a été très largement accentuée par ma maladie », raconte-t-elle. Son rhumatologue lui a prescrit un arthroscanner. Parce qu’elle appréhendait beaucoup cet examen, elle a entamé des séances d’hypnose.

J’étais angoissée par l’acte médical mais aussi par l’environnement qui me panique. L’hypnose m’a aidée à gérer ces émotions.

Vaincre l’appréhension

Cela n’est pas la première fois que Muriel consulte une hypnothérapeute. Par le passé, des séances lui avaient permis de diminuer des douleurs neuropathiques au niveau du ventre, mais aussi de faire face au stress. « Je ne me ronge plus du tout les ongles depuis et, me sentant moins nerveuse, je tente aussi de diminuer ma consommation de cigarettes », raconte-t-elle. Concrètement, comment ça se passe ? « La thérapeute pose des questions sur nos attentes, notre ressenti etc., puis on s’installe confortablement et on ferme les yeux. Les séances intègrent un travail de respiration. On se concentre sur les battements de son cœur, sur les bruits environnants, on attribue une couleur à une émotion. On choisit un lieu ressource. »

On se recentre sur l’essentiel en fait. Sur nos émotions. Pour ma part, je m’étais imaginé un endroit que j’affectionne particulièrement dans les Cyclades.

Chaque séance qui lui est proposée dure une heure et demie.

Calme, détente et meilleur sommeil

Grâce à ces séances, Muriel s’est sentie plus calme et plus détendue. « J’ai réussi à ne plus avoir d’appréhension par rapport à l’arthroscanner, sachant que j’en pleurais. Cela m’a permis d’échapper à des crises de panique. L’hypnothérapeute explique à l’inconscient que ce n’est pas grave. Chez moi, c’est très efficace. C’est comme une sorte de thérapie accélérée », observe-t-elle. Cette approche lui a permis d’être plus équilibrée, de se sentir moins nerveuse. « Pendant les séances j’ai toujours ressenti du froid dans les jambes. Ce sont des connexions qui se font. Les informations passent dans le système nerveux. Pendant deux ou trois jours, les jambes sont plus légères, moins raides et je pouvais sentir les sensations dans les pieds et la voûte plantaire, ce qui n’est pas fréquent », précise-t-elle. À ses yeux, au fur et à mesure qu’on s’habitue à l’hypnose, les effets arrivent vite.

On dort bien, donc on est moins fatigué. En raison de la SEP, on a du mal à trouver le sommeil. Le fait d’être moins nerveux et plus détendue permet de mieux dormir.

En ce qui concerne la régularité, différentes options peuvent s’envisager. De plus, certains hypnothérapeutes proposent des enregistrements audio pour faire des séances d’auto hypnose, seul(e) depuis chez soi.

Mais attention, de même que tous les praticiens ne se valent pas, tous les patients ne sont pas réceptifs à cette approche… Il est nécessaire de solliciter un professionnel de santé diplômé et de garder en tête que l’hypnose est une approche thérapeutique complémentaire qui doit s’inscrire dans une prise en charge globale de sclérose en plaques et qui ne peut en aucun cas se substituer aux traitements prescrits par l’équipe soignante.
M-FR-00006584-1.0 – Établi en avril 2022

Laetitia

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