La e-santé pour faire évoluer la relation patient-médecin vers un réel partenariat

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La e-santé pour faire évoluer la relation patient-médecin vers un réel partenariat

Les révolutions technologiques qui bouleversent l’univers de la médecine suscitent bien des inquiétudes. Pourtant, elles sont aussi gages d’une meilleure prise en charge des patients. A condition de ne pas oublier l’essentiel, à savoir l’humain !

Le Dr Jean Gabriel Jeannot tente, en moyenne une fois par semaine, par le biais de son blog, d’aider les professionnels de santé à utiliser les outils digitaux, Internet et les médias sociaux « pour une meilleure médecine ». Il est résolument inscrit dans son époque, mais reconnaît que la santé digitale fait encore un peu peur. Pourtant, il en va de la qualité des soins.

Internet permet de combattre l’asymétrie d’accès à l’information qui existait avant l’existence du web, le savoir médical n’est plus la seule propriété du professionnel de la santé.

Il estime qu’il est important de sensibiliser tant les patients que les médecins à ces nouvelles technologies :

C’est le meilleur moyen de faire évoluer la relation médecin-patient vers un réel partenariat. La médecine s’est complexifiée et accélérée. Nous travaillons encore trop souvent comme il y a 100 ans, lorsqu’un patient n’était suivi que par un unique médecin. En médecine, la matière première est l’information : l’informatique doit nous aider à mieux la traiter.

Les objets connectés au service de la santé des patients

Tout d’abord, de récentes études montrent que 70 % des coûts de santé vont porter sur les maladies dans les années à venir. D’où l’urgence de réfléchir à de nouvelles «solutions thérapeutiques», lesquelles vont passer de plus en plus par des objets connectés, mais aussi des systèmes d’information et de décision, ainsi que des programmes comportementaux de prise en charge des malades.

Il s’agit par exemple de permettre aux patients de maintenir une d’une glycémie normale qui reposera sur une bonne alimentation et une activité physique suffisante. Ces derniers vont apprendre à apprivoiser ces objets connectés pour suivre leur état de santé. Pour le moment, même si les mentalités évoluent, c’est loin d’être un fait acquis.

Des développements favorables au dynamisme de l’économie

La médecine n’échappe pas à la transformation numérique qui bouleverse nos sociétés dans leur ensemble. Pour les entreprises investies dans la e-santé, c’est évidemment un véritable eldorado économique qui s’annonce. Les grandes majors du numérique (Google, Amazon, IBM…) l’ont d’ailleurs bien compris. Ce n’est pas un hasard si le directeur du Google Lab n’est autre que le Dr Thomas Insel, qui a dirigé durant pendant douze ans l’institut nationale de la santé mentale aux États-Unis.

Des craintes infondées

Incontestablement, les robots et l’intelligence artificielle font peur. Certains redoutent leur infatigabilité, leur servilité, et appréhendent qu’ils ne remplacent les humains dans le domaine de la prise en charge des maladies. Mais ils sont avant tout un support utile et indispensable, a fortiori dans un contexte caractérisé par un vieillissement de la population, la sophistication croissante des interventions thérapeutiques et la problématiques des déserts médicaux.

Ces problématiques imposent de trouver des solutions pour, notamment, évoluer vers une une médecine personnalisée. En jouant sur les traitements et les comportements, elle visera à prévenir la survenue de complications chez ces malades. Et si nous changions notre regard sur cette médecine d’avenir ? Cela ne signifie pas qu’il ne faut pas avoir un regard critique vis-à-vis de ces nouvelles technologies. Oui à la technologie, non à l’oubli de l’humain!

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