La BPCO, une maladie respiratoire mal connue

Maladies rares
La BPCO, une maladie respiratoire mal connue

Un micro-trottoir a d’ailleurs été effectué après le plan gouvernemental BPCO de 2005-2010, et il est apparu que l’acronyme BPCO évoquait plus une banque qu’une maladie! Mal connue du public, la maladie est aussi mal connue des médecins. Pourtant, elle touche 3,5 millions de personnes, essentiellement des fumeurs. Elle est responsable de nombreuses hospitalisations et de 17 000 morts environ par an. Dans les pays occidentaux, l’OMS prévoit que ce sera la troi­sième cause de mortalité après les ­affections cardio-vasculaires et les cancers.

La BPCO est due à l’inhalation de toxiques respiratoires, comme le tabac mais pas seulement. Ils engendrent une destruction progressive et irréversible du système respiratoire avec une obstruction des bronches et une destruction des alvéoles pulmonaires (emphysème pulmonaire).

Les poumons ne peuvent plus correctement oxygéner le sang. Tous les fumeurs ne développent pas une BPCO.

Les femmes jeunes sont de plus en plus touchées. L’essoufflement est l’un des principaux symptômes, accompagné de toux chronique avec des crachats quotidiens.Il en résulte aussi une perte de qualité de vie.

L’évolution lente et insidieuse de la BPCO conduit les patients à sous-estimer les symptômes. Près de 75 % des patients atteints ne se savent pas malades et 37 % des patients souffrant d’une BPCO sévère estiment leur maladie légère à modérée. Le diagnostic nécessite la mesure du souffle: c’est la spirométrie, qui met en évidence l’obstruction des bronches et en détermine la sévérité.

La BPCO s’associe fréquemment à d’autres maladies (dépression, ostéoporose, perte musculaire, obésité ou amaigrissement…) en particulier cardio-vasculaires. Un patient avec une BPCO a un risque plus élevé d’angine de poitrine, d’insuffisance cardiaque et de troubles du rythme. Dans l’année qui suit un infarctus du myocarde, la mortalité est doublée.

Arrêter de fumer et faire du sport sont les seuls moyens de freiner l’évolution de la maladie. Il existe aussi des traitements médicamenteux spécifiques qui améliorent le souffle. Cependant, ils ne guérissent pas la maladie.

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