Vaincre Alzheimer grâce à une protéine?

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Vaincre Alzheimer grâce à une protéine?

C’est une première ! Une équipe de chercheurs français travaillant sous la houlette du professeur Etienne-Emile Baulieu a réussi à soigner des poissons-zèbres qu’ils avaient préalablement modifiés génétiquement pour mimer la maladie d’Alzheimer.

Les poissons ont reçu une injection de protéine FKBP52, naturellement présente dans le cerveau humain. Tout d’abord inertes quand quelqu’un tentait de les toucher, les animaux aquatiques retrouvaient leur réflexe de fuite après administration de la molécule.

« Nous avons guéri pour la première fois in vivo une anomalie physico-chimique chez des poissons-zèbres transgéniques comparables à des malades d’Alzheimer », s’est félicité le professeur Etienne-Emile Beaulieu, également connu pour être le père de la « pilule du lendemain ».

Son équipe n’est pas novice en matière de recherche sur les maladies neurodégénératives. En 2012, elle avait démontré une baisse de 75% de cette protéine FKBP52 dans les cerveaux des personnes décédées d’Alzheimer ou de démences séniles similaires.

La prévention dans un premier temps

Les chercheurs ont reconnu ne pas encore savoir quand un traitement semblable à celui administré aux poissons-zèbres pourrait être disponible chez l’homme. Ils recommandent toutefois, d’ores et déjà, d’effectuer le dosage de FKPB52 dans le liquide céphalo-rachidien afin de prédire le risque de développer une maladie d’Alzheimer. Cet examen pourrait détecter une éventuelle probabilité à développer cette pathologie à un stade précoce, avant même que les premiers symptômes n’apparaissent.

Ces travaux, soutenus financièrement par la Fondation Vivre Longtemps et l’Institut Baulieu, font naître un immense espoir dans la lutte contre la maladie d’Alzheimer qui touche plus de 900 000 personnes en France.

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