AVC : éviter la récidive

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AVC :  éviter la récidive

Il est possible de diminuer de moitié le risque de récidive en contrôlant la pression artérielle, comme le révèle une étude américaine.

L’hypertension est connue comme le principal facteur de risque d’attaque cérébrale.  Avec 30.000 personnes lourdement handicapées et 40.000 décès par an, l’accident vasculaire cérébral (AVC) est la première cause de handicap et la troisième cause de mortalité en France. Après une première attaque cérébrale, le risque d’être à nouveau victime de ce fléau dans les cinq ans qui suivent se situe entre 30 à 40 %.

Contrôler la pression artérielle en permanence permettrait d’éviter ce risque. Après un AVC, la tension est normalisée chez seulement un patient sur trois. «Cette étude nous montre bien que non seulement la pression artérielle doit être la plus basse possible, mais qu’elle doit l’être en permanence», insiste le Pr Jean-Marc Orgogozo, neurologue au CHU de Bordeaux.

Il faut donc éviter que la tension ne fasse du du yo-yo. Les médicaments empêchent la coagulation du sang et la formation de caillots, ce qui n’exclut pas de mesurer la pression artérielle des patients lors de chaque visite. L’éducation thérapeutique est donc fondamentale pour les accompagner, d’autant que tous ne sont pas observants.

«Il existe aussi une certaine inertie des médecins français dans la prise en charge de l’hypertension. À leur décharge, ils sont con­frontés à des injonctions paradoxales: d’un côté les sociétés savantes estiment qu’il est important de soigner, et de l’autre l’Assurance-maladie insiste sur le fait qu’ils prescrivent trop», explique le Pr Jean-Jacques Mourad, ancien président du Comité français de lutte contre l’hypertension artérielle.

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