Quand une aide-soignante publie sa lettre de démission

Hôpital
Quand une aide-soignante publie sa lettre de démission

Bien que le métier d’aide-soignant soit essentiel, il n’est pas toujours reconnu à sa juste valeur. Une femme vient de générer une onde de choc en publiant, publiquement, une lettre dans laquelle elle explique pourquoi elle démissionne. Ces propos certes très forts n’engagent qu’elle.

Elle explique la galère des aides soignantes et leurs détresses car les employés doivent remplir des tâches difficiles et surtout faire face à un environnement de travail peu reconnaissant.  Mon métier me détruit autant physiquement que psychologiquement. Je ne cherche pas la pitié, je demande seulement un peu d’empathie, de l’écoute et de la reconnaissance, de la compréhension, mais surtout du soutien

Elle ajoute que le fait d’avoir entre 12 et 16 patients pour une seule préposée est selon elle « inhumain », d’autant que la majorité e’entre eux sont invalides et/ou ont besoin qu’on leur consacre du temps et de l’écoute. Selon cette femme, il est impossible de bien faire son travail dans ces conditions.  J’aime nettoyer avec soins mes patients. Savonner, rincer, essuyer, crémer (ils le méritent), mais je pourrais aussi n’utiliser que le savon sans rinçage qui n’élimine pas les odeurs et qui ne sent rien et essuyer très rapidement en laissant de l’humidité, personne ne le saurait, ça irait plus vite !!! 

Dans un courrier emprunt de détresse, elle détaille les tâches qu’elle avait à mener en une journée et l’impossibilité de les exercer correctement dans la mesure où elle avait autant de patients à encadrer. On sent du regret chez cette femme, car comme elle le dit, ses patients ont toujours été sa « priorité » et ils l’appréciaient en retour.  Mon but premier était de mettre du bonheur dans leur journée, ils en avaient besoin! De plus, j’ai quand même eu la chance de travailler avec des infirmières en or qui s’épuisaient aussi au travail parce qu’elles (ou ils) aidaient beaucoup à mobiliser les patients en plus de leurs tâches… et je les remercie! Par contre, avec tout l’ouvrage qui en découlait la majorité du temps, je dois avouer que j’étais plus qu’épuisée à la fin de la journée 

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