Qu’est ce que le virus du Nil occidental?

Qu’est ce que le virus du Nil occidental?

Le virus du Nil, également qualifié de « virus West Nile » ou « virus du Nil occidental », se développe considérablement depuis début juillet sur le pourtour méditerranéen. Si la maladie est connue depuis 1937, l’épidémie actuelle est sans précédent.

La maladie est transmise par le moustique du genre Culex. Elle sévit chaque année entre juin et novembre en Europe du Sud. Elle a été décelée en France pour la première fois en 1962. Toutefois, l’épidémie de 2018 est la plus importante jamais constatée. Dans le sud de la France, 24 cas ont été enregistrés. On en dénombre 550 en Italie et plus de 300 en Grèce. La circulation du virus est en effet plus précoce et plus importante que d’habitude. Cela s’explique sans doute par les températures particulièrement élevées, sachant que les années chaudes sont favorables au virus.

Comment s’effectue la transmission?

Ce sont les oiseaux qui constituent le réservoir principal du virus West Nile. C’est en piquant un oiseau contaminé que le moustique s’infecte, puis il transmet le virus à un autre oiseau, à un animal ou à l’être humain. Il n’y a en revanche aucune transmission possible de l’animal à l’homme, ni de l’homme à l’homme.

Quels sont les risques ?

Lorsqu’elle se manifeste, la maladie se traduit, après une période d’incubation de 3 à 15 jours, par un syndrome proche de la grippe (fièvre, maux de tête, fatigue, douleurs articulaires et musculaires). Elle peut entraîner des complications neurologiques graves dans environ 1 cas sur 150, comme des méningites, une paralysie ou un syndrome de Guillain Barré. Les personnes de plus de 50 ans sont plus à risque de présenter des symptômes sévères. À date, en France, six personnes ont été atteintes d’une forme neuro-invasive nécessitant une hospitalisation, mais sont en voie de guérison.

Comment prévenir et traiter la maladie ?

Il n’existe pas encore de médicament antiviral ou de vaccin contre cette maladie. Les malades sont donc surveillés et reçoivent un traitement visant à soulager leurs symptômes. Les autorités sanitaires misent beaucoup sur la prévention. Pour cela, elles encouragent les populations à éliminer les eaux stagnantes où ces insectes se reproduisent. Par ailleurs, dans les zones à risques, il est recommandé de porter des vêtements couvrants et amples, d’utiliser des répulsifs et de dormir sous une moustiquaire permettent d’éviter les piqûres. Le moustique Culex a en effet des préférences nocturnes !

Quelles conséquences sur le don du sang ?

En raison du risque de transmission de la maladie, l’exposition au virus du Nil occidental est une contre-indication au don de sang. Dans les six départements français touchés par l’épidémie, l’Établissement français du sang a mis en place un test de dépistage sur tous les prélèvements. Ailleurs en France, la maladie est recherchée par questionnaire: toutes les personnes ayant séjourné dans un pays étranger touché (principalement les pays du pourtour méditerranéen, mais aussi les États-Unis et le Canada) sont invitées à le signaler.

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