Aline a choisi de ne plus manger de viande. Elle nous explique pourquoi….

Aline a choisi de ne plus manger de viande. Elle nous explique pourquoi….

Manger moins de produits d’origine animale est bon pour notre santé. C’est la conviction d’Aline Perraudin, auteur de « 100 jours sans viande ».

En octobre dernier, une déclaration de l’Organisation Mondiale de la Santé a fait l’effet d’une bombe.

« Les experts de cette structure onusienne ont décrété haut et fort que la viande rouge était probablement cancérigène. Pas seulement le bœuf, mais aussi le porc, le veau, le mouton ou encore l’agneau »,

déclare Aline Perraudin, directrice de la rédaction de Santé Magazine. Un message qui a créé la stupeur au pays de la blanquette de veau, du pot au feu et des steack frites. Elle rappelle les recommandations de l’INCa (l’Institut national du cancer) qui invite à ne pas consommer plus de 500 grammes de viande rouge par semaine, autrement dit 70 g par jour. Pourtant, force est de constater que beaucoup de personnes vont bien au-delà !

Les charcuteries sont encore plus nocives, classées cancérigènes :

« mieux vaut les écarter de son assiette car outre leur teneur élevée en graisses saturées, elles sont également riches en sel et en nitrates, les rendant encore plus carcinogènes et redoutables pour notre cœur et nos artères».

Eviter diabète, maladies cardiovasculaires et cancers

« Dans les pays occidentaux, la surconsommation de graisses saturées et de protéines animales contribue au développement des maladies de civilisation, telles le diabète, les maladies cardiovasculaires et les cancers »,

explique-t-elle. Manger trop de viande, surtout quand elle est transformée, suite à un processus de salage, de séchage ou encore après addition d’agents chimiques ou de conservation, nuit à la santé.

« Le mode de cuisson semble aggraver les choses. La cuisson à température élevée, comme dans le barbecue ou la cuisson à la poêle, produit davantage de produits chimiques cancérogènes (comme les hydrocarbures aromatiques polycycliques et les amines aromatiques hétérocycliques). Toutefois le fait de manger la viande crue n’exclut pas les risques ».

On peut affirmer avec certitude que l’excès de consommation de viande rouge et de charcuteries favorise certains cancers, notamment du côlon, et les maladies cardio-vasculaires.

« A l’inverse, ajoute-t-elle, remplacer une portion de viande par d’autres sources de protéines -poisson, volaille, légumineuses et céréales complètes, noix…- entraîne une diminution de ces risques de mortalité. C’est une alimentation contenant plus de végétaux et moins de viande qui est bénéfique. »

Si Aline Perraudin a décidé d’arrêter tous les types de viande, comme elle l’explique dans son livre baptisé « 100 jours sans viande » (Flammarion), c’est pour des raisons avant tout éthiques (dégoût des abattoirs, souffrance des animaux….). En réalité, Aline a tenu bien plus de 100 jours. Pas évident pour une personne élevée dans une famille où la dégustation de plats carnés était sacro-sainte. Dans son ouvrage, elle raconte cette transition qui ne fut pas simple et la façon dont elle a réinventé son alimentation grâce à « une nouvelle grammaire culinaire », en privilégiant pas exemple les légumineuses (lentilles, pois chiches, haricots…).

Pas de prosélytisme dans sa démarche, mais une volonté de démonter des idées reçues, de montrer que l’on peut avoir une conscience plus apaisée et surtout, que le changement est possible !

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