Don d’organes : communiquons davantage!

Don d’organes : communiquons davantage!

A l’occasion de la journée du don d’organes, qui avait lieu hier, il est plus que jamais nécessaire de débattre ouvertement de ce sujet et de faire connaître sa position de son vivant.

Plus de 3 300 personnes sont sauvées chaque année grâce à des dons d’organes. On le sait trop peu, mais un donneur peut « fournir » jusqu’à sept organes et ainsi éviter le décès de quatre personnes. Mais la seule condition pour sauver des vies, c’est d’avoir dit que l’on était d’accord ! L’Agence de la biomédecine organisait donc hier la 15e Journée nationale de réflexion sur le don d’organes et la greffe. L’objectif : réduire le nombre de malades qui décèdent chaque année, faute de donneurs. L’an dernier, en France, 5 357 greffes ont pu être réalisées (contre 5 123 en 2013). Mais ce chiffre reste 4 fois moins important que le nombre de patients en attente d’une transplantation (20 311). L’Agence de la biomédecine espère pouvoir réaliser 5 700 greffes en 2016.

Près de 65 % des Français pensent que la carte de donneur d’organes et de tissus suffit. Ce n’est pas le cas ! Ce document permet certes aux professionnels de santé d’engager plus facilement le dialogue, mais les médecins consultent systématiquement le registre national des refus. Si le nom du défunt n’y figure pas, ils interrogent alors les proches pour savoir quels étaient ses souhaits. Mieux vaut donc avoir abordé en famille ce sujet, car en l’absence de consentement de la part de cette dernière, le prélèvement est impossible. Depuis hier, une application mobile permet aux donneurs d’organes de se prononcer et de communiquer leur engagement.

Contrairement aux idées reçues, même les personnes âgées peuvent donner leurs organes. D’ailleurs, 40 % des donneurs ont plus de 65 ans. On peut prélever des reins et un foie jusqu’à plus de 80 ans. Beaucoup de personnes se demandent également si elles peuvent donner leurs organes, après avoir subi un traitement ou des antécédents médicaux lourds. Les médecins sont seuls juges, mais il n’y a pas systématiquement de contre-indications.

Une enquête récente de l’Agence de Biomédecine révèle que la majorité des donneurs vivants ne regrettent pas leur décision. La moyenne d’âge de ces donneurs était de
49,8 ans et 65 % étaient des femmes. Après le don, 43 % n’ont eu aucune complication, 49 % ont eu des problèmes postopératoire très légers nécessitant des antidouleurs. 5 % ont eu des complications plus graves et 3 % ont dû être hospitalisés. Néanmoins, au bout d’un an, 96 % d’entre eux conseilleraient à une autre personne de donner un rein et 98 % referaient les mêmes choix, si l’occasion se présentait.

 

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