Faire un enfant avec une maladie chronique, le parcours du combattant?

Faire un enfant avec une maladie chronique, le parcours du combattant?

Pendant longtemps, certaines pathologies interdisaient aux femmes d’avoir un enfant. Aujourd’hui, avoir un bébé quand on souffre d’une maladie chronique n’est plus systématiquement un rêve inaccessible. Une réalité qui rejaillit nécessairement sur le couple.

Quelles solutions selon la maladie ?

Grâce aux progrès de la science et de la médecine, des femmes atteintes d’un cancer peuvent désormais procéder à une vitrification ovocytaire. Certes, cette technique est encore embryonnaire, mais néanmoins porteuse d’espoirs.

Pour les femmes sous dialyse, il était jusqu’à une date récente inenvisageable d’avoir un enfant. Désormais, certaines d’entre elles peuvent mener à bien des grossesses, même si elles restent rares, sachant que très souvent, les dialysées n’ont plus de cycle ovulatoire. L’amélioration des traitements a permis de préserver leur fécondité.

Les femmes souffrant de maladies cardiaques échappent quant à elles désormais à l’infarctus grâce à la chirurgie et ambitionnent à juste titre d’avoir des bébés.

De même, celles concernées par l’endométriose ou le lupus peuvent parfaitement donner libre cours à leur désir de maternité.

Même la sclérose en plaques n’est plus un obstacle à la procréation. Les poussées s’arrêtent en théorie le temps de la gestation, en revanche, la péridurale et la césarienne ne sont pas recommandées. Il faut donc accepter, si c’est possible, l’idée de s’en passer.
 

 

Quelles précautions à prendre ?

Quelle que soit la maladie chronique concernée, mieux vaut prévoir d’accoucher plutôt dans une maternité de niveau 3, autrement dit équipée pour les grossesses à risques. Et bien sûr, de prévoir une surveillance renforcée en attendant l’arrivée du bébé.

A noter, certaines contre-indications à la grossesse persistent, comme les hypertensions pulmonaires ou les maladies vasculaires très particulières.

Ces nouvelles perspectives ont bien évidemment des répercussions sur le couple. D’abord, parce qu’il n’est pas rare que l’un des deux soit réticent, compte tenu des risques. D’où l’intérêt de s’armer de patience et de beaucoup communiquer. Une fois la décision prise, la femme malade a généralement besoin plus encore que d’habitude du soutien de son partenaire.

Un état de fait qui suppose, là aussi, beaucoup d’échanges. Enfin, l’arrivée d’un enfant peut certes avoir un effet euphorisant et solidifier le couple, mais il ne faut pas perdre de vue la fatigue qu’elle engendre, laquelle se surajoute à un état de fragilité. Mûrir cette décision et l’anticiper en prévoyant par exemple de se faire aider sont des étapes essentielles.
 

 

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