Autres maladies

Myriam se bat pour retrouver son énergie

Depuis l’âge de 18 ans, Myriam ressent d’importantes baisses d’énergie. Depuis, elle a cherché à en comprendre la cause, et surtout à identifier des solutions. Mais cela fait plus de 20 ans qu’elle fait face à une errance diagnostique.

Ses symptômes ? Une grande faiblesse musculaire, des troubles digestifs avec une constipation fréquente et un sentiment de fatigue quasi permanent. « J’ai des problèmes de sommeil et me réveille épuisée, avec des cernes grises dès le matin. Je mets plusieurs heures avant d’être opérationnelle, comme s’il y avait une très longue phase de préchauffage. »

Ce n’est qu’en milieu d’après-midi que mon corps commence à se réveiller

Une vraie errance diagnostique

Autres troubles : le sentiment souvent de manquer d’air mais aussi de perdre le fil de ses idées. L’an dernier, elle a aussi perdu… sa voix. « Je suis allée chez l’orthophoniste, et heureusement la situation est revenue à la normale. »

Je passe mon temps à me battre contre mon corps. Ou plutôt pour mon corps

La fatigue peut se transformer en maux de tête. Sans parler des crises d’hypoglycémie, lesquelles génèrent des sueurs, une envie de vomir, des malaises ou encore des douleurs aux yeux… Elle est lasse de ne pas trouver les réponses à ses questions : « J’ai tout testé. Je suis allée voir plusieurs médecins, exerçant chacun dans des spécialités différentes, raconte-t-elle. À chaque fois, on lui prescrit des bilans sanguins, lesquels ne révèlent aucune anomalie clinique ». Certains professionnels ont évoqué une hypothétique fibromyalgie. « J’étais presque contente qu’on m’ait mise dans une case, mais d’une part, rien n’est certain. D’autre part, cela n’a pas permis d’apporter des solutions car il n’y a pas de traitement », déplore-t-elle. On lui a recommandé des massages, mais le problème, c’est qu’elle n’est pas toujours réceptive, car son corps est parfois endormi si bien qu’il n’ y a pas d’effets.

« J’en veux aux médecins, qui, pour la plupart, ont eu tendance à minimiser mon problème, alors que je vis mal mes baisses d’énergie. J’ai envie de dévorer la vie à pleines dents, et mon corps ne suit pas. Certains matins, je monte des escaliers, et j’ai des douleurs musculaires comme après une journée de ski. Alors je prends sur moi, mais parfois je perds patience », précise-t-elle.

Sa chance : évoluer dans un environnement professionnel bienveillant : « mes collègues savent qu’il y a des jours avec et des jours sans. J’aurai pu évoluer davantage en termes de responsabilité et de salaires, mais je sais que ma situation actuelle est mon camp de base, et que je peux difficilement faire autrement que de rester là où je suis ».

Une potentielle origine psychosomatique

Cette errance diagnostique ne date pas d’hier, mais persiste depuis 20 ans : « Les symptômes se sont déclarés à l’âge de 18 ans. J’ai eu mes règles pendant trois semaines, j’étais totalement anémiée et épuisée au point de ne pas pouvoir lever un bras. Le médecin m’a prescrit du fer, mais mes baisses d’énergie ne se sont pas résorbées pour autant. »

Myriam continue de pâtir d’une forme d’errance diagnostique. Une thérapeute lui a laissé entendre que ses difficultés pourraient être d’ordre psychosomatique, et générées par le stress. « Le fait est que j’ai eu une enfance compliquée, avec des parents peu bienveillants. J’ai certainement accumulé beaucoup de souffrances au fond de moi-même », reconnaît Myriam. Parce que son système immunitaire est épuisé, la jeune femme est souvent tombée malade ces dernières années.

Des solutions se dessinent

En attendant, Myriam mise sur la méditation et le yoga , et se sent plus zen. Instinctivement, depuis plusieurs années, la jeune femme choisit des environnements ressourçant :

J’apprécie les balades en forêt, et la musique classique. Inversement, certains bruits m’agressent, comme un gyrophare de pompiers. J’ai besoin d’évoluer dans des environnements lumineux, clairs et propres.

Autre échappatoire, choisir ses fréquentations : « je me branche sur des gens avec de belles énergies et je fuis les personnes toxiques qui me plombent ». Progressivement son système nerveux semble se remettre en place et Myriam a le sentiment d’être enfin sur la bonne voie !

M-FR-00009338-1.0 – Établi en août 2023

picarda2

Articles récents

« Je me suis donné le droit d’aller mal, et de le dire »

Atteinte d’une sclérose en plaques, Isabelle a toujours donné le change, pour éviter « d’importuner son…

20 heures ago

Juste après sa grossesse, elle est touchée par une thyroïdite de Hashimoto

Après sa grossesse, Sophie se sentait fatiguée, apathique et surtout gonflée. Elle raconte les difficultés…

5 jours ago

« J’avais des gastrites à répétition »

À 46 ans, Julie a découvert qu’elle avait un helicobacter pylori. Elle raconte comment elle…

3 semaines ago

Les astuces de Patricia pour retrouver calme et sérénité

Patricia s’occupe beaucoup de ses parents, atteints respectivement d’Alzheimer et de Parkinson. Elle-même souffre de…

4 semaines ago

Au « Centre » d’un nouveau départ

Combiner rééducation fonctionnelle, soutien psychologique et accompagnement vers une réinsertion optimisée : c'est l'ambition que les…

1 mois ago

Connaissez vous le syndrome de Turner ?

Cette pathologie ne concerne que les filles. Il s’agit d’une maladie génétique rare caractérisée par…

1 mois ago