Prévention et dépistage

« Une petite boule dans le cou m’a beaucoup inquiétée »

Évelyne, 52 ans, s’est beaucoup inquiétée après avoir identifié une petite boule dans le creux de son cou. Elle raconte son parcours, et le soulagement ressenti après les investigations menées.

« En septembre dernier, alors que je prenais une douche, je me suis savonné le cou, et j’ai senti comme une petite boule de la taille d’un noyau de cerise. J’étais ménopausée depuis six mois et un peu anxieuse des changements hormonaux. J’ai immédiatement pris rendez-vous avec mon généraliste », raconte-t-elle. Si elle ne ressent pas de douleur à la palpation, elle s’inquiète beaucoup d’autant que dans sa famille, plusieurs cas de cancers ont déjà été détectés.

Je ne savais pas ce dont il s’agissait. Je craignais que ce soit une tumeur. Je n’en ai pas dormi pendant des semaines, car je sais hélas trop bien ce qu’est la maladie.

Son médecin la dirige vers un endocrinologue, mais il lui faut attendre cinq longues semaines pendant lesquelles la panique la ronge. Il confirme l’existence d’une lésion et lui prescrit alors divers examens de sang, afin de doser notamment les hormones thyroïdiennes. « Tous se sont révélés normaux, mais il a souhaité aller plus loin avec une échographie thyroïdienne. Cette dernière a mis en lumière la présence de deux nodules dans le lobe droit, mais aucun dans le lobe gauche », précise Évelyne.

Un parcours du combattant

Le parcours n’est pas terminé. Au vu de l’échographie, l’expert suggère à Évelyne de faire une scintigraphie à l’iode radioactif. Elle ne sait absolument pas ce dont il s’agit et n’en a jamais entendu parler, mais découvre qu’il s’agit d’un examen qui cherche non pas à définir l’existence de nodules thyroïdiens, mais leur fonctionnalité. En effet, certains sont dits « froids », car ils ne sécrètent pas de thyroxine, d’autres « chauds », car ils en secrètent beaucoup, et peuvent mettre le cœur en danger. « Les résultats de cette scintigraphie lui ont paru suffisamment suspects pour pousser plus loin encore l’investigation avec une cytoponction, laquelle consiste à ponctionner le nodule avec une aiguille très fine. J’étais dans un état de stress indéfinissable. J’avais le sentiment que je n’en finirais jamais. Et j’appréhendais beaucoup ce que pourrait révéler cette ponction, sans parler de la peur d’avoir mal », raconte Évelyne.

Son mari ayant lui-même des problèmes de santé à ce moment-là, il n’est pas en mesure de la soutenir. « J’ai voulu cacher le sujet à mon fils, lui-même empêtré dans un divorce douloureux et interminable », commente Évelyne. C’est donc très seule qu’elle a abordé cette période de sa vie, laquelle s’est terminée avec un immense soulagement, car la cytoponction n’a révélé aucune cellule inquiétante.

Aujourd’hui, je vis avec mon petit nodule, lequel n’est certes pas très esthétique, mais inoffensif. Et j’ai pu reprendre mes activités sportives en toute sérénité.

M-FR-00007588-1.0 – Etabli en octobre 2022
Laetitia

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