8 conseils pratiques pour bien se nourrir pendant la maladie

8 conseils pratiques pour bien se nourrir pendant la maladie

La maladie et ses traitements entraînent souvent une forte fatigue, mais aussi un goût désagréable dans la bouche (souvent qualifié par les patients de « métallique »). Ces troubles peuvent diminuer l’appétit. Voici quelques astuces pour vous adapter !

N’hésitez pas à demander de l’aide

Le simple fait de se préparer à manger peut vite devenir exténuantes. Pour autant, sur ce sujet là, il ne faut pas baisser les bras car une bonne alimentation est indispensable pour retrouver son tonus et diminuer les risques de récidive.Vos proches seront sans doute heureux de pouvoir vous aider pour la préparation des repas. Ayez par ailleurs le réflexe d’anticiper. Les jours où vous avez plus d’énergie, vous pouvez cuisiner en grande quantité et conserver des portions au congélateur que vous n’aurez plus qu’à faire réchauffer. Manger sainement peut être une source de réconfort et de plaisir.

Manger doit être une fête et un plaisir

Pour cela, optez pour des plats bien présentés. Composer une assiette appétissante vous redonnera sans nul doute le sourire. Il est facile par ailleurs de dresser une jolie table. Pourquoi ne pas mettre une bougie, une vaisselle colorée, une lumière tamisée… ? Autant de détails qui créeront une ambiance agréable.

Ajoutez de l’exotisme dans vos plats

Afin de réveiller vos papilles, sachez rester gourmand et curieux. Choisissez des produits frais apportant saveurs et couleurs. Sachez aussi que les goûts peuvent évoluer. Alors pourquoi ne pas opter pour une pincée d’épices, un fruit ou un légume exotique pour faire de nouvelles expériences culinaires et gustatives.

Mangez froid si les odeurs vous dérangent

Les traitements peuvent générer des troubles au niveau de la perception du goût et des odeurs des aliments. En composant des repas froids et équilibrés, vous pourrez trouver une bonne alternative. Mieux vaut en effet éliminer tout ce qui représente une gêne.

Des astuces pour parfumer vos plats…

Originaire du pays basque, le piment d’Espelette apporte beaucoup de saveurs à un très grand nombre de plats. On s’en sert même pour les desserts. Le curry permet quant à lui de remplacer astucieusement le sel, et d’apporter couleur et saveur au plat. Le curcuma a un parfum très léger et présente une grande qualité : sa capacité à augmenter l’appétit. Source de fer et de manganèse, il corrige par ailleurs l’acidité de certaines sauces. Le paprika doux accompagne parfaitement les viandes blanches ainsi que les préparations à base de pommes de terre.
… ou pour apporter de la saveur

D’autres aliments peuvent apporter des parfums intéressants aux plats, comme le citron. Mélangé à de l’eau gazeuse, il permet d’enlever un goût désagréable dans la bouche. Il est par ailleurs riche en vitamines C. Le miel, de son côté, est source d’antioxydants et de flavonoïdes. Idéal pour accompagner un yaourt ou sucrer une tasse de thé. Riche en minéraux (phosphore, magnésium, fer, calcium) et en vitamines (B1, B6), le sésame apporte un parfum aux plats les plus simples. Les raisins secs sont riches en antioxydants et en fibres. Idéals en collation, ils peuvent agrémenter différents plats comme la semoule de blé, les salades, un riz au lait… Enfin, les noix sont une source très intéressante d’oméga-3. Elles se dégustent aussi bien en salade ou accompagnées d’un fruit, qu’avec un morceau de fromage. En parallèle, toute une série d’aromates apportent une réelle saveur à vos plats : l’échalote, la ciboulette, le persil, l’ail le gingembre ou encore le basilic. Néanmoins, si ces saveurs vous dérangent, restez dans un premier temps sur des goûts neutres, tels le riz, le pain… Il est important de vos écouter !

« Equilibré », concrètement, ça veut dire quoi ?

On ne cesse de nous inciter à manger de manière équilibrée. Mais concrètement, ça veut dire quoi ? Tout d’abord, il faut boire entre 1,5 et 2 l d’eau par jour. Ensuite, il faut manger 5 fruits ou légumes par jour. Ce n’est pas un simple slogan ! Pain, pâtes, riz… il nous faut des féculents à chaque repas, mais aussi des produits laitiers 3 fois par jour. Misez sur la viande, les œufs et le poisson. Ils sont source importante de protéines et de fer, à condition d’en manger dans des quantités raisonnables. Inversement, n’abusez pas des matières grasses végétales et animales en petite quantité (charcuterie, mayonnaise, fritures…). De même, les aliments sucrés, salés ou les boissons sucrées et alcoolisées sont à consommer avec modération et parcimonie, juste pour le plaisir. Il est préférable de réserver la consommation d’alcool, très modérée, au cours d’un repas.

Et si vous n’avez pas faim ?

Les traitements, les baisses de moral, la fatigue… peuvent vite avoir raison de votre appétit. Pourtant, bien s’alimenter est essentiel quand on a un cancer. Voici donc quelques ruses : fractionnez vos repas. Mieux vaut alors en prendre plusieurs petits au cours de la journée ainsi que des collations. Ne prêtez pas attention à l’heure, mangez dès que vous ressentez une sensation de faim. Afin d’éviter de trop maigrir, enrichissez vos préparations en ajoutant par exemple du lait, du fromage rapé, ou de la crème dans les potages, les purées… Évitez de boire des liquides quand vous mangez. Ils vous donneront l’impression d’être rassasié trop rapidement. Et n’oubliez pas qu’une atmosphère conviviale favorise l’appétit.

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