Aidants : des activités prises en charge pour décompresser

Aidants : des activités prises en charge pour décompresser

Entre une éventuelle activité professionnelle, l’accompagnement d’un proche malade, et le stress lié à la maladie, il est grand temps de vous accorder des soupapes de décompression.

Certains Centre communaux d’Action sociale (CCAS) proposent une prise en charge des conjoints de personnes atteintes de maladies neurodégénératives. A Laval, par exemple, plusieurs fois par semaine, ce service leur propose des activités, pour leur permettre de rompre avec leur quotidien.

Cours de taï-chi, de yoga du rire ou encore activités piscine… il y en a pour tous les goûts. Au delà du plaisir de se laisser aller à une activité physique, c’est aussi l’occasion pour les maris et les femmes de malades d’Alzheimer, de sclérose en plaques ou encore de Parkinson d’échanger ensemble.

Tous parlent le même langage. Tous savent ce que c’est que de vivre au quotidien avec un proche malade. Tous connaissent les journées rythmées par la toilette, les repas, les déplacements, les soins… Dans le quartier des Fourches de cette petite ville de Mayenne, ces aidants partagent leur vécu.

Ma femme est décédée en 1998. Quelques années après, j’ai retrouvé mon amour de jeunesse, Bernadette. Nous avons vécu 14 ans ensemble, puis, un jour, elle s’est perdu en ville 

raconte Albert, 91 ans. Rapidement, il apprend qu’elle souffre d’Alzheimer. Il raconte les trois années à vivre avec la maladie, avec des post-it partout dans la maison et des soins quotidiens. Jusqu’au jour où il craque. Epuisé, il pleure sans arrêt et se convainc qu’il est préférable de laisser Bernadette partir dans une maison spécialisée près de chez sa fille.

Maurice, 76 ans, raconte quant à lui la dégénérescence cortico-basale de sa femme Odile. Son quotidien : emmener sa femme aux toilettes de jour comme de nuit, lui préparer à manger, l’aider à s’asseoir… De quoi avoir des idées noires.

J’affiche une façade pour essayer de rendre aux autres la vie plus gaie mais dedans, j’ai ma misère.

témoigne-t-il.Pour Albert, Maurice et d’autres, les soupapes de décompression sont les bienvenues. Mais que faire de la personne malade pendant ce temps? Il existe différentes structures de répit qui prennent en charge le proche malade, comme les accueils de jour, l’hébergement temporaire, la venue d’une aide à domicile, l’inscription à des séjours vacances pour la personne malade et/ou l’aidant.

N’hésitez pas à vous rapprocher des associations qui pourront vous renseigner sur les dispositifs pour soutenir les aidants. Prendre du temps pour soi, c’est plus qu’important. C’est essentiel !

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