« Je garderai mes cheveux coûte que coûte »

« Je garderai mes cheveux coûte que coûte »

En rémission d’un cancer du sein, Julia a cru que le monde allait s’effondrer quand on lui a appris qu’elle avait des métastases osseuses, et qu’il fallait qu’elle subisse à nouveau des chimiothérapies. L’option d’un casque réfrigéré a résonné comme une lueur d’espoir.

« Étrangement, l’une des choses qui me pesait le plus, c’était l’idée de perdre à nouveau mes cheveux. Je l’avais très mal vécu la première fois et avais enfin retrouver ma splendide crinière d’avant la maladie. Je ne voulais plus entendre parler de chimio », témoigne-t-elle. Sans compter que Julia venait de trouver un nouveau compagnon, et n’entendait pas prendre le risque de le perdre en laissant de côté sa féminité.

Son oncologue lui apprend alors qu’il existe un système de casque réfrigéré, lequel n’est pas fiable à tous les coups, mais permet à certaines femmes de ne perdre qu’un certain pourcentage de leurs cheveux. Il ajoute que la sensation est très désagréable et qu’il faut le changer quand il n’est plus froid. Julia se renseigne et échange avec une femme qui lui apprend qu’elle est parvenue à garder 75% de sa chevelure grâce à cette technique. Dès lors, il n’y a plus aucun doute, elle va tout faire pour conserver les siens!

« On m’a dit que certaines femmes ne supportaient pas ce casque. Heureusement, en ce qui me concerne, je le supporte très bien », raconte-t-elle. Julia en est à sa quatrième séance, et pour le moment, ses cheveux tiennent le choc. « Je perds un peu mes sourcils, lesquels, eux ne sont pas protégés, mais c’est moins grave selon moi car je peux tricher avec un crayon spécial », explique-t-elle. En revanche, sa chevelure dorée, à la fois douce et soyeuse, pas question d’y renoncer !

Parce qu’elle a conscience que les produits continuent d’agir bien après la chimio, elle improvise chez elle un casque avec des glaçons, qui ne quitte quasiment plus sa tête.
« C’est lourd, c’est froid, c’est désagréable et évidemment très peu esthétique. Je ne le mets que quand je suis seule », observe-t-elle.

Que ce soit chez elle ou à l’hôpital, Julia sait que le port de ce casque n’est pas une garantie. Elle reconnaît aussi que cela peut lui donner des migraines. Mais c’est la seule lueur d’espoir qui lui a permis d’envisager plus sereinement le traitement. Pour le moment, cet objet fonctionne. Julia continuera d’y croire jusqu’au bout. Parce qu’elle sait que si le succès n’est pas certain, elle sait aussi que l’espoir fait vivre !

 

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