John, surfeur, victime d’un carcinome

John, surfeur, victime d’un carcinome

Nous l’appellerons John. C’est un bel homme de 43 ans, blond aux yeux bleus. Mais sa caractéristique première, c’est sa passion pour le surf. Une pratique qui impose des réflexes de protection. Et une vigilance à tout épreuve…

John n’a jamais eu d’antécédents médicaux particuliers. Depuis quinze ans, il pratique le surf à la fois en France et à l’étranger. Une activité qui l’a mené en Australie, en Indonésie, au Sri Lanka, en Californie… Autant dire que sa peau a emmagasiné de grandes quantités de soleil.

Pourtant, il s’est toujours protégé avec des crèmes solaires. Mais pas assez régulièrement. Déjà à l’âge de 25 ans, il avait eu un coup de soleil géant après s’être endormi sur la plage. Depuis, il n’a pas toujours eu le réflexe de réappliquer de la crème pendant de longues expositions, puisqu’il lui arrive de rester plus de 3 heures de suite dans l’eau.

Un carcinome baso-cellulaire infiltrant

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Le carcinome baso-cellulaire de John

Il y a quelques mois, John a remarqué une petite lésion au niveau de son sillon naso-génien droit, entre le nez et le menton. Tenace, ce bouton ne s’est pas estompé avec le temps. Au contraire, il s’est même ulcéré en son centre. John a pensé que s’il cicatrisait mal, c’était sans doute à cause de l’eau salée. Sans évolution positive, il s’est finalement résolu à consulter une dermatologue, laquelle l’a confié à un chirurgien afin que ce dernier réalise une exérèse complète de la lésion au bloc opératoire, sous anesthésie locale.

 
Le diagnostic évoqué par l’aspect de la lésion n’a pas tardé pas à se confirmer. L’examen anatomo-pathologique a révèlé en effet qu’il s’agissait bien d’un carcinome baso-cellulaire infiltrant. Ce dernier est le cancer de la peau le plus fréquent. Il survient aussi bien chez la femme que chez l’homme. Il ne donne pas de métastase mais a un potentiel invasif et destructeur local. Ce qui le déclenche : essentiellement une surexposition aux rayons UV du soleil ou des cabines de bronzage.

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John après intervention chirurgicale puis après ablation des points

Une explication possible à ce cancer

John a une explication possible à la survenue de ce cancer. En se mouchant régulièrement le nez avec son doigt pour évacuer l’eau pendant ses sessions de surf, il a pu enlever la couche de crème solaire protectrice et rendre la peau plus vulnérable. Or, c’est précisément à cet endroit que s’est déclarée la lésion.

Désormais, il sera soumis à une surveillance régulière, afin de repérer toute récidive éventuelle ou tout nouveau cancer de la peau. Il devra renforcer sa protection solaire et modérer ses expositions, mais pas question pour lui d’arrêter le surf pour autant !

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