Les 7 mesures phare du plan « Ma santé 2022 »

Accès aux soins
Les 7 mesures phare du plan « Ma santé 2022 »

Annoncé récemment, ce plan a trois objectifs principaux : désengorger les hôpitaux, améliorer l’accès aux soins sur l’ensemble du territoire et adapter le système de santé français au vieillissement et aux maladies chroniques. Cette stratégie de transformation du système de santé sera dotée d’un budget de 3,4 milliards d’euros d’ici à 2022.

1. La création de postes d’assistants médicaux

C’est un nouveau métier qui va voir le jour. Ce dernier sera chargé de seconder les médecins en effectuant notamment des tâches administratives ou encore des actes simples comme une prise de tension ou de température. Au total, près de 4.000 assistants médicaux seront recrutés d’ici à 2022.

2. Près de 400 médecins salariés volontaires

Recrutés sur la base du volontariat, ils seront être envoyés dès 2019 dans les territoires les plus défavorisés en termes d’accès aux soins. A terme, des mesures coercitives pourraient être mises en place pour les y contraindre.

3. La création de communautés professionnelles de territoire de santé

Jugeant indispensable le travail en équipe, le gouvernement souhaite la fin de l’exercice isolé d’ici à 2022 via la mise en place de communautés professionnelles de territoire de santé (CPTS). L’objectif est de déployer au moins 1.000 CPTS – chacun d’eux couvrant entre 20.000 et 100.000 patients sur le territoire d’ici à 2022. Ces CPTS assumeront un certain nombre de missions, notamment les urgences de ville pour décharger les urgences hospitalières. Il s’agit de permettre aux patients de trouver un médecin en urgence de 8 heures à 20 heures sans aller à l’hôpital.

4. La suppression du numerus clausus

Depuis 1971, il fixait chaque année le nombre de places disponibles en seconde année d’études de médecine. Ce système de quotas a souvent été pointé du doigt pour son côté inefficace et injuste. Cette mesure entrera en vigueur au plus tard à la rentrée scolaire 2020.

5. Généralisation du dossier médical partagé (DMP)

Il sera généralisé à partir de novembre. Attendu depuis plus de 10 ans, il est déjà expérimenté dans neuf territoires.

6. Recentrage des hôpitaux de proximité

Les hôpitaux seront désormais classifiés en trois niveaux : ceux chargés du soin de proximité (médecine générale, gériatrie, soins de suite), ceux chargés des soins spécialisés comme la chirurgie ou les services de maternité, et enfin les soins ultra-spécialisés dans des plateaux techniques de pointe.

7. Le financement des hôpitaux va être revu

L’objectif est de réduire la part des tarifications à l’activité (T2A) dont les dérives entraînent une inflation du nombre d’actes dans les hôpitaux. Mise en place en 2004 dans le cadre du plan « Hôpital 2007 », cette méthode de financement rémunère les établissements en fonction de l’activité médicale qu’ils effectuent. La T2A représente 63 % des ressources des hôpitaux publics, et ne constituera à l’avenir pas plus de la moitié des modes de financement. Des forfaits pour les patients diabétiques et pour les insuffisants rénaux seront mis en place dès 2019 avant un élargissement à d’autres pathologies à partir de 2020.

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