Insuffisance cardiaque ou respiratoires, douleurs, maladies neurologiques, anxiété, dépression… sont autant de raisons de mal dormir.  

Mais quelle que soit la cause, en améliorant les troubles du sommeil, on améliore le confort de vie des patients. « De plus, dans la mesure où la personne dort mieux, elle est plus résistante sur tous les plans, physique, psychologique et même immunitaire», observe le docteur Sylvie Royant-Parola, présidente du Réseau Morphée, un réseau de santé consacré à la prise en charge des troubles chroniques du sommeil. Psychiatre, elle fait partie des pionniers de la médecine du sommeil en France.

Crée en 2001 par un groupe de médecins qui avaient des difficultés à apporter des réponses aux patients qui souffraient de troubles du sommeil, ce réseau contribue à former aux pathologies du sommeil les paramédicaux, les médecins, mais aussi les infirmières. Financé par l’Agence Régionale de Santé d’Ile de France, le réseau permet de mettre en place des interventions structurées. Il compte environ 300 membres, essentiellement des médecins mais aussi des paramédicaux « Via les réseaux sociaux et les forums animés par le médecin coordinateur, on note beaucoup d’interactions avec les professionnels de santé, mais aussi avec les patients eux mêmes », souligne Sylvie Royant-Parola. Nous proposons de l’information de qualité, avec un questionnaire général en ligne qui permet aux patients de prendre conscience de leur problème et de s’adresser au réseau pour une orientation vers le meilleur spécialiste.

Les insomniaques peuvent bénéficier d’un programme d’information et d’éducation gratuit, accessible en Ile de France et animé par une psychologue ». Le site (www.reseau-morphee.fr) apporte aussi des informations sur le sommeil, mécanisme complexe, qui obéit à des rythmes régulés par le cerveau grâce de véritables horloges situées dans l’hypothalamus. Les troubles du sommeil sont expliqués, et l’internaute est invité à tester son sommeil.

Le Réseau Morphée permet une prise en charge qui s’adresse aux patients habitants en Île-de-France. Pour en bénéficier, il suffit de compléter et de retourner un dossier de prise en charge, avec notamment un formulaire destiné à connaître les symptômes et à évaluer leur degré de gravité, avant d’approfondir les causes. « Les gens prennent de mauvaises habitudes. La plus fréquente chez l’insomniaque est de passer trop de temps au lit en cherchant à tout prix à dormir, ce qui déstructure encore plus leur sommeil et aggrave leur pathologie », conclut le docteur Royant-Parola.

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