« Monter quatre étages sans être essouflé devrait être à la portée de tous »

Ma vie quotidienne
« Monter quatre étages sans être essouflé devrait être à la portée de tous »

Combien de fois a t on entendu que l’activité physique est indispensable pour réduire les risques de maladies ? La rengaine finit peut être par lasser, mais n’en reste pas moins vraie. La lutte contre la sédentarité est fondamentale en termes de prévention.

Quel que soit votre âge, vous devez pouvoir monter 4 étages d’un bon pas, sans être anormalement essoufflé. C’est-à-dire en pouvant continuer à parler,

explique le Professeur François Carré, cardiologue et médecin du sport au CHU de Rennes. Force est de constater que ce n’est pas une réalité pour beaucoup d’entre nous. Loin s’en faut ! A ses yeux, si l’on n’en pas capable, c’est par défaut d’entraînement.

Bien sûr, certaines pathologies chroniques sont tout à fait contre-indiqués pour une attitude trop sportive. Et il faut se méfier des discours trop culpabilisants. Pour autant, il est important de prendre conscience que nos fonctions physiologiques commencent à décliner très tôt, vers 25-30 ans. Cet infléchissement s’accélère entre 60 et 70 ans faisant le lit des maladies. Parce qu’on ne se sent pas en mauvaise santé, on ne fait souvent pas beaucoup d’efforts pour la conserver. Mais même lorsque nous nous sentons en forme, nos réserves s’amenuisent, nous devenons plus fragiles, nous récupérons moins bien et le moindre stress (maladie, deuil, chute…) peut alors nous faire basculer.

Un capital santé à préserver

Vieillissement de la population oblige, nous devons aujourd’hui comprendre que nous allons vivre 100 ans. D’où l’intérêt de rester dans la meilleure santé possible et d’éviter de finir ses jours en situation de handicap ou de déficit. Rien n’est inéluctable, à condition d’anticiper le plus tôt possible.

Le capital santé s’entretient dès le plus jeune âge et tout au long de la vie.

insiste le professeur Guérin, gériatre. Si la recette est complexe, les ingrédients sont connus: ne pas fumer, ne pas (trop) boire d’alcool, manger équilibré, surveiller sa pression artérielle, son poids, son taux de sucre dans le sang, son cholestérol, mais aussi participer aux dépistages organisés des cancers.

L’activité physique, le meilleur anti-inflammatoire

Pratiquer une activité physique d’intensité modérée (marche soutenue, vélo, natation…), pendant 30 minutes à raison de 5 fois par semaine permet de réduire son risque d’infarctus du myocarde, d’accident vasculaire, de diabète, de cancer du côlon et du sein ou encore de maladie d’Alzheimer. Comment ? Tout simplement grâce à l’action anti-inflammatoire de ces activités. En effet, l’inflammation chronique et le stress oxydatif font le lit des maladies chroniques. Cela augmente avec une alimentation déséquilibrée, le tabac, l’alcool, le manque de sommeil…

Le fait d’avoir une activité physique uniquement le week end ne suffit pas ! Pour avoir une action positive sur la santé, l’exercice doit être régulier. Rien ne viendra compenser l’inactivité de la semaine. D’autant que non seulement nous ne bougeons pas assez, mais la sédentarité aggrave nos cas. Rester assis ou allongé est dangereux pour la santé. Les Anglo-Saxons ont d’ailleurs trouvé cette formule “sitting is the new smoking”. A méditer…

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