Mon « KOmbat » : lutte contre la maladie chronique

Cancers
Mon « KOmbat » : lutte contre la maladie chronique

Mener une bataille contre la maladie, activer ses défenses, faire front… la métaphore guerrière est souvent utilisée dès lors qu’il est question de lutter contre une maladie quelle qu’elle soit. Un combat qui peut se mener de différentes façons.

Equipée de gants de boxe, une femme s’active courageusement sur un ring. Elle a décidé de ne rien lâcher. Elle se relèvera, mais hélas d’autres rechutent. Cette vidéo, à découvrir sur Chaîne Rose, a vocation à sensibiliser à la lutte contre le cancer du sein. Mais en réalité, le combat s’applique à toutes les maladies. En effet, les patients doivent « s’armer » de persévérance et de patience, et lutter autant qu’ils peuvent.

Ce ne sont pas les seuls combattants. A leurs côtés, leurs proches mais aussi les équipes médicales et les chercheurs sont aussi « sur le pied de guerre ». Au delà du combat contre la maladie, il y a aussi tous les combats personnels. Chaque patient a le sien propre. Pour certains, c’est d’élever leurs enfants. Pour d’autres de se maintenir en emploi. Ou encore de garder leurs cheveux.

Un KOmbat qui se joue parfois en plusieurs rounds

La situation est évidemment particulièrement éprouvante pour les personnes qui rechutent, car la maladie ne se joue hélas pas toujours en un seul round. « Celui qu’on a gagné, c’est déjà une première victoire », observe -Dr Mahasti Saghatchian. Et de louer le courage avec lequel certains patients remontent sur le ring :

Il faut toujours garder espoir. C’est en effet un peu comme dans un combat de boxe, au sens où on tente de faire différemment la fois d’après, de changer de stratégie.

Les traitements qui seront proposés peuvent en effet varier d’une fois sur l’autre, en fonction de leur efficacité.

J’accompagne les femmes, un peu à la façon d’un coach, en leur donnant la direction à prendre et la stratégie à utiliser,

explique Mahasti Saghatchian, cancérologue à l’hôpital Américain de Neuilly et à l’institut Gustave Roussy à Villejuif. Elle insiste sur le fait que le terme « combat » ne doit en aucun cas être culpabilisant car

il est humain d’avoir des moments d’épuisement, et d’avoir parfois envie de souffler. Et donc de moins lutter.

Mais faire le dos rond, n’est ce pas déjà une façon de combattre ? Les boxeurs ne courbent ils pas souvent l’échine avant de contre-attaquer ? Autrement dit, le combat ne se mène pas nécessairement de façon active. Et celles et ceux qui se contentent d’attendre patiemment la fin de l’orage sont déjà en train de combattre.

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