Sida : des traitements de moins en moins lourds

VIH / Sida
Sida : des traitements de moins en moins lourds

Alors qu’il y a encore une trentaine d’années, le sida ôtait la vie à des milliers de personnes, aujourd’hui, non seulement des médicaments existent, mais les doses à prendre et les durées des traitements sont moindres.

Les premiers essais d’allégement thérapeutique remontent à 2007 ou 2008. Progressivement, les antirétroviraux ont permis de contrôler le virus du sida. Grâce à eux, 35 % des hommes et 25 % des femmes qui vivent avec le VIH ont dépassé l’âge de 50 ans. Leur charge virale est même devenue indétectable, tant leur système immunitaire a retrouvé de la vigueur. Ils mènent une vie beaucoup plus normale qu’auparavant, tout en étant moins contagieux pour leurs partenaires.

Néanmoins, malgré ces améliorations notables, la lourdeur des traitements et les éventuels effets secondaires conduisent certains patients à s’interroger sur la pertinence de prolonger une trithérapie. Il semblerait que ces doutes n’aient pas lieu d’être, surtout en début de traitement. En effet, plus la charge virale est élevée, plus il y a de risque à alléger, réduire ou interrompre les médicaments. De plus, on peut désormais envisager une individualisation des traitements, en fonction de l’histoire de chaque patient, de son âge, et de ses facteurs de risque.

Différents scénarios peuvent être envisagés, qui n’altèrent pas l’efficacité des traitements. Ainsi, il est possible d’instaurer une rotation des molécules, de passer de trois à deux médicaments, d’arrêter son traitement quelques jours par semaine, ou encore de diminuer les doses. Une souplesse qui séduit évidemment les patients !

 

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